Quantum Of Solace : Bond Mou
filed in Actualités cinéma on nov.07, 2008

Tout ce que vous avez pu lire, voir ou entendre à propos de l’intrigue de ce 22ème volet de la saga James Bond vous aura, sans doute aucun, donné une vision plus aboutie et mieux ficelée de l’histoire racontée que le film terminé. C’est là le constat totalement abérrant qui s’impose pourtant à nous au terme de ce Quantum of Solace !
Petit retour en arrière :
Fin 2006 débarque sur les écrans Casino Royale, rédémarrage à zéro de la franchise, qui nous montre les débuts de l’agent 007, incarné pour la première fois par un impeccable Daniel Craig. Exit les excès abracadabrantesques de la période Brosnan, retour à une intrigue réaliste, à un agent dur et froid qui a du sang sur les mains et sur le visage. Nanti de séquences d’actions extrêmement impressionnnantes basées uniquement sur les prouesses athlétiques des acteurs ( et non plus sur une surenchère de péripéties tirées par les cheveux), d’une intrigue classieuse et intéressante et d’une incarnation absolument parfaite de « Bond, James Bond », ce redémarrage est une réussite artistique doublé d’un engouement colossal au box office. Pleinement conscient du succès de leur refonte du personnage, les producteurs choississent donc de poursuivre sur cette lancée, et envisagent d’emblée, et pour la première fois de l’histoire de la saga, cette suite comme une suite « directe », c’est à dire découlant directement des évènements de Casino Royale et se passant à quelques heures d’intervalles de l’action de celui-ci.

L’histoire :
Après avoir été trahi par la femme qu’il aimait, Vesper, James Bond est décidé à traquer ceux qui dirigeaient les ficelles. Ayant capturé Mr White, 007 et M apprennent que l’organisation auquel il appartient est bien plus dangereuse que ce qu’ils avaient imaginé.
Au cours de son enquête, Bond est amené sur la piste de Dominic Greene, un homme d’affaire impitoyable et pillier de l’organisation, dont l’un des objectifs est de prendre le contrôle d’une des ressources les plus importantes de la planète : l’eau.
« Où qu’elles-sont les réponses ? »
Voilà. Dans le court paragraphe précédent je suis pourtant parvenu à résumer l’intégralité de ce que vous allez apprendre pendant le film. Et je n’ai aucun scrupule à le faire car il s’agit là du résumé officiel du film, celui que vous pouvez lire un peu partout. Qui est l’organisation derrière tout ça ? Quel est son but ? Où sont-ils ? Qui sont-ils ? Pourquoi ? Quand ? Comment ?
Pas la peine d’espérer des réponses à ces questions et une fin à l’intrigue, il n’y en a aucune, celles ci étant gardées pour le prochain volet. Et oui, avec Quantum Of Solace on a malheureusement la désagréable impression de voir un film de transition : on prend les questions laissées en suspens dans l’épisode précédent, on en ajoute de nouvelles, on remue le tout et on vous sert le générique de fin !

L’anti spectaculaire
Le spectacle vaut il malgré tout le déplacement et aide-t’il à faire passer la pilule ?
Non plus ! Impossible d’être impressionné une seule seconde devant des scènes d’actions totalement illisibles car surdécoupées, montées en dépit du bon sens et filmées par le coktail zoom+caméra épaule ( je vous laisse imaginer le résultat), quand elles ne sont pas sciemment désamorcées par des montages parallèles d’une débilité rare, tentant de mettre sur un même plan la violence des affrontements avec celles des spectacles ( corrida, opéra) près desquels ils ont lieu ! Ajoutons à celà un final absolument anti-climatique et indigne de la saga (un bunker au milieu du desert, 4 troufions, 3 explosions et un pauvre combat mano à mano contre un adversaire inférieur ?? Vous appellez ça un James Bond vous ?) et des reprises pathétiques et artificielles des scènes qui ont touchés le coeur du public féminin de l’opus précédent (la scène où Bond prend Camille dans ses bras pour la protéger des flammes est une tentative pitoyable de reproduire la magnifique séquence de la douche de Casino Royale) et vous obtenez un bon gros ratage des familles. Que reste-t’il à sauver de ce naufrage ? Un Daniel Craig égal à lui même, donc impeccable, une approche du personnage toujours aussi sèche et violente, une référence sympathique ( bien que totalement artificielle) à Goldfinger et le retour du plan signature du gun barrel. Maigres consolations…
The CnS
Sorti le 31/10/ 2008


07 novembre 2008 a 14:28
Oula… Film de transition… Ca fait peur j’avoue! Je vais néanmoins aller le voir mais ton avis m’a bien refroidie…
07 novembre 2008 a 23:24
et ben une merde qui se profile c’est pas gagné pour que j’aille le voir
Bon article monsieur CNS
08 novembre 2008 a 14:19
Merci monsieur ^^;)
23 janvier 2009 a 16:20
Que tu es cruel « The CnS » !!!
J’ai été déçu de ce Bond moi aussi mais pas pour les mêmes raisons, tout simplement parce qu’avec Casino Royale, la barre a été placé trop haute…
Donc forcément, en retrouvant un Bond moins abouti que le précèdent on est forcément en rage.
Mais n’oublie pas de dire que c’est tout de même mieux que la série Pierce, surtout sur la fin!
Le Problème avec Quantum, c’est qu’on en voulait plus, mais c’était pas possible puisque c’est une suite directe, et comme on connait déjà pas mal de renseignement : exit les surprises !
Notons que Daniel Craig est parfait, et ça rend un très bon James.
Perso, j’ai dû aller le voir 2 fois, et j’avoue que la 2eme fois (pour reprendre l’expression de mon camarade et ami) la pillule est un peu mieux passé…. c’était moins douloureux !
Xephon
23 janvier 2009 a 18:09
lol c’est vrai que je me trouve dur avec le film maintenant que l’eau a un peu coulé sous les ponts…
Mais j’ai rédigé cette critique au lendemain de la vision du film, et elle témoigne d’une réelle deception.
L’ayant revu ensuite, je dois dire que le spectacle fonctionne plutot bien, passé les défauts énumérés plus haut, et que ça reste bien meilleur à mes yeux que les derniers Brosnan.
Reste que les scènes d’actions sont filmées avec les pieds !!!