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	<title>Le blog des d00dz : cinéma, littérature et jeux vidéos. &#187; Rétrospectives cinéma</title>
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	<description>100% pur jus de culture.</description>
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		<title>Retour vers le futur en Blu-ray !</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Oct 2010 11:30:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>The CNS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rétrospectives cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma années 80]]></category>
		<category><![CDATA[culte]]></category>
		<category><![CDATA[science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[voyage dans le temps]]></category>

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		<description><![CDATA[Un jour Robert Zemeckis et Steven Spielberg donnèrent naissance à la plus grande trilogie de cinéma fantastique de tous les temps. C'était en 1985. Aujourd'hui elle arrive en Blu-ray dans nos homes-cinéma...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone" src="http://insomniedugeek.fr/wp-content/uploads/2010/08/back-to-the-future-blu-ray.jpg" alt="couverture bluray" width="468" height="576" /><br />
La cultissime Trilogie de Robert Zemeckis, avec Michael J Fox et Christopher Lloyd a aujourd&#8217;hui 25 ans (et pas une ride) et sa sortie en Bluray est imminente : le 26 octobre aux Etats-Unis et le <strong>3 novembre</strong><strong> en France</strong>.<br />
Nul doute que les fans (dont je suis) vont se jeter sur les galettes qui comprendront plusieurs éditions, dont un coffret ultra collector avec une reproduction de la Delorean volante dont voici une photo :<br />
<img src="http://blurayvore.free.fr/wp-content/uploads/br-collector-retour-vers-le-futur.jpg" alt="coffret collector retour vers le futur" /><br />
De plus pour fêter l&#8217;évènement, les anglais ont même eu droit à une ressortie cinéma avec le master HD du premier film le 2 octobre dernier (pourquoi personne en France n&#8217;a eu la bonne idée de faire pareil ?!!).<br />
Et dans cette effervescence autour de la cultissime trilogie, la chaine américaine <em>Spike TV</em>, qui organise chaque année les <a href="http://www.spike.com/event/scream"><em>Scream awards</em></a>, récompensant les meilleures productions fantastiques de l&#8217;année, a sollicité Michael J Fox pour tourner un remake du teaser du premier Retour vers le futur, que voici :</p>
<p><strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=t_n3059dBPg">remake trailer back to the future</a></strong></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><em><span style="color: #000000;"><a href="http://cinemateaser.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/10/Michael-J.-Fox-Chris-Lloyd.jpg"><img class="aligncenter" src="http://cinemateaser.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/10/Michael-J.-Fox-Chris-Lloyd.jpg" alt="" width="480" height="302" /></a><br />
</span></em></span></p>
<p><strong>EDIT le 21 octobre 2010</strong></p>
<p>La cérémonie des <em>Scream Awards</em> s&#8217;est déroulée le 19 octobre, avec un superbe hommage à la trilogie à la clé :</p>
<p>Michael J Fox et Christopher Lloyd étaient réunis sur scène, aux côtés de la mythique DeLorean.</p>
<p>Un pur moment de plaisir et d&#8217;émotion que de revoir sur scène ce trio culte qui nous a fait (et nous fait toujours) rêver !!</p>
<p>Les vidéos ici :</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=8UzoCnTA5_I" target="_self">Hommage à Retour vers Le futur aux Scream Awards 2010</a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=pQat0MZZWSs&amp;feature=player_embedded#!" target="_self">et la version longue avec arrivée complète de la DeLorean</a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Highlander de Russel Mulcahy : du triomphe à la disgrâce</title>
		<link>http://d00dz.net/blog/2010/10/highlander-de-russel-mulcahy-du-triomphe-a-la-disgrace/</link>
		<comments>http://d00dz.net/blog/2010/10/highlander-de-russel-mulcahy-du-triomphe-a-la-disgrace/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 09 Oct 2010 12:43:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>The CNS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rétrospectives cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Christophe Lambert]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma années 80]]></category>
		<category><![CDATA[culte]]></category>
		<category><![CDATA[Queen]]></category>

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		<description><![CDATA[Si aujourd&#8217;hui on parle d&#8217;Highlander ( le film original, de Russel Mulcahy ) à l&#8217;individu lambda, en évoquant l&#8217;addition immortels + Christophe Lambert, on a toutes les chances d&#8217;avoir pour réaction un gentil sourire sardonique qui résume tout : « nanard ». Cet avis est généralement très répandu dans la presse spécialisée, au détour de petites phrases [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://image.toutlecine.com/photos/h/i/g/highlander-1986-03-g.jpg"><img class="aligncenter" src="http://image.toutlecine.com/photos/h/i/g/highlander-1986-03-g.jpg" alt="" width="466" height="308" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Si aujourd&#8217;hui on parle d&#8217;<strong><a href="http://www.imdb.com/find?s=all&amp;q=highlander" target="_blank">Highlander</a></strong> ( le film original, de Russel Mulcahy ) à l&#8217;individu lambda, en évoquant l&#8217;addition immortels + Christophe Lambert, on a toutes les chances d&#8217;avoir pour réaction un gentil sourire sardonique qui résume tout : « nanard ». Cet avis est généralement très répandu dans la presse spécialisée, au détour de petites phrases assassines dès que l&#8217;occasion s&#8217;y prête.</p>
<p style="text-align: left;">Et pourtant, croyez le ou non, mais à sa sortie, Highlander fut un triomphe immédiat, aussi bien public que -et c&#8217;est là où c&#8217;est intéressant- critique.</p>
<p style="text-align: left;">En toute objectivité, revu à l&#8217;heure actuelle, Highlander EST un bon film. Un film imparfait certes, qui a vieillit aussi, mais un bon film. Un film qui vous donne la banane jusqu&#8217;à la fin, qui traite son histoire avec sérieux, qui respecte son public et qui est parcouru d&#8217;un vrai souffle épique que nombre d&#8217;oeuvres actuelles peinent à égaler. On n&#8217;est donc pas en face d&#8217;une perte de « qualité » du film mais bien d&#8217;une dépréciation de son « aura ».</p>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 141px"><a href="http://www.cinemovies.fr/images/data/photos/2941/highlander-1986-2941-1554040661.jpg"><img src="http://www.cinemovies.fr/images/data/photos/2941/highlander-1986-2941-1554040661.jpg" alt="" width="131" height="206" /></a><p class="wp-caption-text">Who wants to live forever ?</p></div>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;">Alors pourquoi ? Comment expliquer à la lumière de ces deux faits (on a reconnu par le passé les qualités du film, ces qualités sont toujours présentes aujourd&#8217;hui) la réputation peu flatteuse qui précède le film ?</p>
<p style="text-align: left;">C&#8217;est là l&#8217;objectif de ce court dossier : en prenant comme point de départ de l&#8217;analyse une des ( nombreuses) critiques élogieuses publiées dans la presse de l&#8217;époque pour chercher certaines des explications de ce revirement dans l&#8217;inconscient collectif.</p>
<p style="text-align: left;">Bien évidemment, cette analyse reste avant tout basé sur un ressenti et ne prétend certainement pas non plus à une quelconque exhaustivité.</p>
<p style="text-align: left;">Elle reste néanmoins intéressante à mon sens, puisque au travers d&#8217; Highlander, elle contient en filigrane ces questions : « un film vieillit-il ? Est-il victime de sa propre obsolescence ou de celle de son temps ? »</p>
<p style="text-align: left;">Sur ce, entrons dans le vif du sujet, avec la critique qui donne le point de départ de cette réflexion :</p>
<p style="text-align: left;"><a class="aligncenter" title="lien vers le scan de la critique d'highlander de l'ecran fantastique" href="http://img390.imageshack.us/my.php?image=scancritiquehighlandernb2.jpg" target="_blank"><strong>L<span style="#0000ff;">ire la critique</span></strong></a></p>
<p style="text-align: left;"><span style="#ff0000;">I</span>l s&#8217;agit d&#8217;une critique d&#8217;Highlander tirée du magazine <span style="underline;"><strong>L&#8217;Ecran Fantastique</strong></span> d&#8217;avril 1986, ce qui correspond à la sortie française du film, le 26 mars 1986. <a href="http://www.ecranfantastique.net/modules.php?op=modload&amp;name=DB_Participation&amp;file=index&amp;cat=ACCUEIL" target="_blank"><span style="underline;">L&#8217;Ecran fantastique</span> </a>est une des plus anciennes revues française sur le cinéma fantastique (plus de 30 ans) et existe toujours à l&#8217;heure actuelle.</p>
<p style="text-align: left;">Un simple coup d&#8217;oeil à la critique vous permettra de constater à quel point celle-ci est dithyrambique, unanime, son auteur n&#8217;hésitant pas à qualifier le film de « <em>parfait</em> », « <em>exempt de défauts</em> », disant qu&#8217;il «  <em>brille comme un pur diamant dans l&#8217;écrin déserté de pierres précieuses du cinéma contemporain</em> » (encore un qui aime se regarder écrire). Précisons que l&#8217;intégralité du numéro de la revue met le film au panthéon, lui accordant sa couverture (comme de nombreuses autres revues à ce moment, et principalement la célèbre <span style="underline;"><strong>STARFIX</strong>)</span> et une bonne quinzaine de pages.</p>
<p style="text-align: left;">Avouez que, vu d&#8217;ici (je devrais dire « vu de notre temps »), on n&#8217;aurait jamais suspecté que le film puisse être qualifié de  « parfait » par des gens de la profession.<br />
Nous allons voir que la perte d&#8217;aura du film est intimement liée à celle de ses principaux instigateurs :</p>
<h2 style="text-align: left;"><span style="medium;"><span style="underline;">Contexte de sortie – Points Divers- Les années 80</span></span></h2>
<p style="text-align: left;">Il est temps de rappeler brièvement ce qu&#8217;est Highlander (au cas où je ne serais pas lu uniquement que par des geeks) :</p>
<p style="text-align: left;">Il s&#8217;agit d&#8217;un film appartenant au genre fantastique, mettant en vedettes <a href="http://www.imdb.com/name/nm0000483/" target="_blank">Christophe Lambert </a>et <a href="http://www.imdb.com/name/nm0000125/" target="_blank">Sean Connery</a>, et qui conte l&#8217;histoire d&#8217;une race d&#8217;hommes supérieurs, les immortels, destinés à s&#8217;affronter à travers le temps jusqu&#8217;à ce qu&#8217;il n&#8217;en reste plus qu&#8217;un.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 430px"><a href="http://www.highlander1592.net/dossiers/dossiers.php?val=144_historiques+croisa%A9s+ramirez+kurgan"><img class=" " src="http://www.highlander1592.net/bibliotheque/Historiques/h1_ramirezconnor.jpg" alt="" width="420" height="223" /></a><p class="wp-caption-text">Sean Connery est Ramirez, le mentor de Macleod ( C. Lambert)</p></div>
<p style="0cm;" align="justify">Highlander est un film anglais (précision qui a son importance).</p>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 138px"><a href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/thumb/0/0b/Highlander_1_poster.jpg/200px-Highlander_1_poster.jpg"><img class="   " src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/thumb/0/0b/Highlander_1_poster.jpg/200px-Highlander_1_poster.jpg" alt="gloups !" width="128" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">l&#39;affiche américaine</p></div>
<p style="text-align: left;">Il sera le triomphe de l&#8217;année 1986 partout en Europe (c’est en France le film qui fera le plus grand nombre d&#8217;entrées) mais pas aux Etats-Unis où le film passe relativement inaperçu (la faute à un marketing foireux qui néglige les campagnes de promotion et édite des affiches ne reflétant pas du tout le contenu du film : la tête en gros plan et en noir et blanc de Lambert avec une expression de violeur !!).</p>
<p style="text-align: left;">Ce point est important à expliciter dans la mesure où l&#8217;échec du film aux Etats Unis peut expliquer en partie le succès critique et public du film en Europe.</p>
<p style="text-align: left;">En effet, une des caractéristiques du succès du film est son particularisme au sein du cinéma d&#8217;action des années 80.</p>
<p style="text-align: left;">Le film d&#8217;action a toujours été un genre dominé par les américains (enfonçons des portes ouvertes !) et justement, sous ce que l&#8217;on va appeler le cinéma de l&#8217;ère Reagan, se développe un courant esthétique du film d&#8217;action, disons une « façon de le penser et de le faire » implicitement lié aux idéologies prônés par le président d&#8217;alors, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Reagan" target="_blank">Ronald Reagan</a>.</p>
<p style="text-align: left;">Le cinéma de cette époque se caractérise notamment par la figure du héros mythique, triomphant et indestructible (tels ceux incarnés par Schwarzenegger et Stallone). Dans une thèse publié dans la revue <strong><a title="Les cahiers d'histoire immédiate" href="http://sociomedia.ibelgique.com/le%20cinema%20americain%20sous%20reagan.htm">les </a></strong><span style="underline;"><a title="Les cahiers d'histoire immédiate" href="http://sociomedia.ibelgique.com/le%20cinema%20americain%20sous%20reagan.htm"><strong>Cahiers d&#8217;histoire immédiate</strong> </a>(</span>n°10, automne 1996) sur le cinéma sous Reagan, voici ce qu&#8217;on nous dit sur les spécificités du cinéma d&#8217;action :</p>
<p style="text-align: left;">(Il est caractérisé par) <em>&laquo;&nbsp;Un</em> <em>héros mythique, invulnérable et solitaire, dont le corps sculpté est l&#8217;indication de sa force mythifiée, herculéenne, dans la plus pure tradition des demi-dieux (&#8230;). Son combat sera par ailleurs solitaire et le héros, abandonné soit par ses pairs soit par des bureaucrates corrompus, va devoir redresser seul la situation pour sauver l&#8217;Amérique, c&#8217;est à dire le monde ». «  Manichéisme exacerbé, le héros qui incarne toujours le bien n&#8217;a pas de psychologie. De par sa simple présence, il est identifiable</em> ».</p>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 206px"><a href="http://inspireaction.mindandmedia.com/wp-content/uploads/2007/02/highlander.jpg"><img class="  " src="http://inspireaction.mindandmedia.com/wp-content/uploads/2007/02/highlander.jpg" alt="Connor Macleod, un héros intemporel" width="196" height="275" /></a><p class="wp-caption-text">Connor Macleod, un héros intemporel</p></div>
<p style="text-align: left;">Highlander, bien qu&#8217;il corresponde en bien des points à cette définition et qu&#8217;il entre dans la mouvance (ça reste une lutte manichéenne entre le bien et le mal), prend ce courant à revers en présentant un protagoniste principal aux antipodes des gros bras qui ont le vent en poupe. Dans Highlander, Connor Macleod, le héros, n&#8217;est pas une montagne de muscles indestructible (certes, il est immortel. Mais s&#8217;il ressuscite toujours, il meurt aussi facilement que le premier venu) et c&#8217;est surtout un personnage torturé et tragique, qui vit son immortalité comme un fardeau et qui traîne un profond spleen durant des siècles. Un héros romantique en somme.</p>
<p style="text-align: left;">Ajoutons qu&#8217;en guise de bras d&#8217;honneur suprême aux canons en vogue, highlander nous présente un héros également stérile (les immortels ne peuvent se reproduire) !</p>
<p style="text-align: left;">C&#8217;est cette pointe d&#8217;originalité au sein d&#8217;un courant majoritaire qui tend à expliquer ( en partie) le succès critique du film en France et en Europe, plus qu&#8217;aux Etats-Unis, les mentalités étant assez différentes. C&#8217;est cette alliance émotion-action qui fédère. Mais ça n&#8217;est pas la seule raison bien évidemment.</p>
<p style="text-align: left;">Highlander va fonctionner et marquer pour une autre raison bien spéciale : il va être le mètre étalon de la mouvance esthétique alors en vogue : l&#8217;esthétique-clip. Les années 80 sont en effet très marquées par cette nouvelle vague esthétique qui va voir l&#8217;émergence de cinéastes dont la formation technique passera par le vidéo-clip et la publicité.</p>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 183px"><a href="http://www.thealmightyguru.com/Reviews/Highlander/Images/Highlander-Queen.jpg"><img class="  " src="http://www.thealmightyguru.com/Reviews/Highlander/Images/Highlander-Queen.jpg" alt="Queen + Highlander, un cocktail qui séduit" width="173" height="244" /></a><p class="wp-caption-text">Queen + Highlander, un cocktail qui séduit</p></div>
<p style="text-align: left;">Précisons que c&#8217;est en 1981 que commence « l&#8217;industrialisation de masse » du vidéo-clip, devenant la forme de référence pour tout artiste souhaitant promouvoir sa chanson au travers d&#8217;une imagerie marquante. On note un détail ironique et amusant : le premier vidéo-clip (au sens tourné au format vidéo) de l&#8217;histoire date de 1977 et est dû au groupe Queen pour leur <span style="underline;"><strong><a href="http://fr.youtube.com/watch?v=irp8CNj9qBI" target="_blank">Bohemian Rhapsody</a></strong></span>. Ces même Queen qui signent la BO d&#8217;Highlander presque dix ans plus tard !</p>
<p style="text-align: left;">Le vidéo-clip, de par son essor et le côté expérimental qui le caractérise va donc influencer grandement l&#8217;art qui lui a permis d&#8217;exister, le cinéma. C&#8217;est ainsi qu&#8217;apparaissent de nombreux films marqués par l&#8217;esthétique clip : <span style="underline;"><strong>Flashdance</strong></span> et <span style="underline;"><strong>9 semaines 1/2</strong></span> d&#8217;Adrian Lyne, les films de Tony Scott (<strong>Top<span style="underline;"> Gun</span></strong>&#8230;), Michael Mann (<strong>Le<span style="underline;"> Sixième-Sens</span></strong>)&#8230;</p>
<p style="text-align: left;">Il est malheureusement très difficile d&#8217;établir une définition précise de « l&#8217;esthétique du clip », tous les films appartenant à cette mouvance restant différents et sans cohérence réelle les uns avec les autres.</p>
<p style="text-align: left;">En synthétisent grossièrement, on peut dire que l&#8217;esthétique clip au cinéma se caractérise par un montage particulier qui se concentre plus sur l&#8217;aspect purement visuel (la belle image, la transition audacieuse, l&#8217;adéquation image/son, etc&#8230;) que sur la création de sens par rapport au récit : la forme prime sur le fond.</p>
<p style="text-align: left;">Réalisé par un metteur en scène venu du clip, <a href="http://www.imdb.com/name/nm0611683/" target="_blank">Russel Mulcahy</a>, alors auréolé du succès de son premier film, <span style="underline;"><strong>Razorback</strong></span>, Highlander sera le film le plus représentatif de ce courant (avant qu&#8217;au milieu des années 90 celui-ci ressuscite a la puissance mille dans le cinéma d&#8217;action des Michael Bay et consorts, à grand renforts de surdécoupage et de montage faisant fi du raccord objet le plus élémentaire)</p>
<p style="text-align: left;">Le film multiplie les mouvements de caméra improbables, les filtres de couleur pour créer des images irréalistes mais très visuelles, le tout associé à la bande-son très puissante et très présente de Queen. Les transitions entre les époques du film sont d&#8217;ailleurs toutes traitées sur ce mode visuel, sans souci de réalité spatio-temporelle (ce qui impressionne et plait énormément à l&#8217;époque). Le meilleur exemple demeure la première, celle de la séquence où un travelling ascendant nous fait passer du parking souterrain du New York de 1985 à un champ de bataille de l&#8217;Ecosse de 1536, le plafond du parking faisant office de volet naturel. Tout est visuel.</p>
<p style="text-align: left;">Toutefois, soyons juste, bien qu&#8217;elle se laisse aller à de régulières fulgurances stylistiques, la mise en scène d&#8217;Highlander sait revenir aux moments opportuns (les scènes plus intimistes) dans le giron d&#8217;un cinéma plus classique.</p>
<p style="text-align: left;">C&#8217;est en tout cas cette forme particulière qui dans les années 80 est considéré comme le renouveau du cinéma, son avenir (la critique de l&#8217;Ecran fantastique le reflète bien : « <em>réinvente le langage cinématographique, osant reculer les limites de celui-ci</em> »).</p>
<p style="text-align: left;">Ajoutons que l&#8217;alliance de l&#8217;esthétique clip à la musique de Queen, groupe alors au sommet de sa popularité mondiale, n&#8217;est pas non plus innocente au succès du film et à l&#8217;engouement qu&#8217;il suscite.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 413px"><a href="http://www.replikultes.net/medias/uploads/films/highlander_JPEG/highlander_02_kurgan.jpg"><img class=" " src="http://www.replikultes.net/medias/uploads/films/highlander_JPEG/highlander_02_kurgan.jpg" alt="" width="403" height="213" /></a><p class="wp-caption-text">Kurgan, un bad guy légendaire</p></div>
<p style="text-align: left;">Une autre raison du succès est qu&#8217;il « ressuscite » (le terme est un peu exagéré) l&#8217;heroic fantasy au cinéma, genre alors extrêmement peu représenté et toujours en attente d&#8217;oeuvres majeures (les seules à cette époque : <span style="underline;"><strong>Excalibur</strong></span> de John Boorman et <span style="underline;"><strong>Conan le barbare</strong></span> de John Millius, toutes deux de 1981). Highlander arrive sans réelle concurrence, seul porteur du blason de l&#8217;heroic-fantasy à un moment où le public en est privé.</p>
<p style="text-align: left;">Enfin et certainement, une autre des grandes raisons du succès public et critique du film, en France surtout, c&#8217;est bien évidemment la présence dans le rôle titre de Christophe Lambert, alors un des acteur les plus en vogue du moment, le plus prometteur, celui vers qui tout les regards sont braqués.</p>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 199px"><a href="http://images.chapitre.com/ima2/big1/676/7049676.jpg"><img class="  " src="http://images.chapitre.com/ima2/big1/676/7049676.jpg" alt="La lambert mania bat son plein" width="189" height="244" /></a><p class="wp-caption-text">La &quot;lambert mania&quot; bat son plein</p></div>
<p style="text-align: left;">C&#8217;est en effet une ascension fulgurante que connait l&#8217;acteur pendant la période 80-86 où il enchaîne ses plus grands succès. De <strong>paroles et musiques</strong> avec Catherine Deneuve puis surtout <span style="underline;"><strong>Greystoke la légende de Tarzan</strong></span>, son premier film international qui le popularise et en fait une véritable icône, statut qu&#8217;il confirme avec <span style="underline;"><strong>Subway</strong></span> de Luc Besson, pour lequel il reçoit le césar du meilleur acteur en 1985. La « lambert-mania » bat alors son plein, « <em>les spectatrices françaises se pâment devant ce héros romantique au sourire ravageur. Un frenchy bilingue au talent international, ce n&#8217;est pas si fréquent</em> ». La presse l&#8217;encense, affirme qu&#8217;il possède « <em> le plus beau strabisme du cinéma hexagonal</em> »(Extrait de la revue <span style="underline;"><strong>les plus grands films fantastiques</strong></span> consacré à Highlander).</p>
<p style="text-align: left;">C&#8217;est avec cette côte d&#8217;amour énorme et cette crédibilité artistique conséquente de son interprète principal qu&#8217;arrive Highlander, ajoutant indubitablement à l&#8217;attrait naturel exercé par le film.</p>
<p style="text-align: left;">La critique de l&#8217;Ecran fantastique reflète bien cette popularité : «  <em>comédien exceptionnel</em> » pour Christophe Lambert.</p>
<p style="text-align: left;">Le succès du film paraît donc beaucoup plus logique à la lumière des quelques éléments évoqués.</p>
<p style="text-align: left;">Maintenant, pourquoi l&#8217;image du film évolue-t&#8217;elle aussi négativement avec les années ? Il suffit d&#8217;observer l&#8217;évolution dans le temps de chacun des éléments constitutifs de son succès à ce moment donné pour le comprendre :</p>
<h2 style="text-align: left;"><span style="medium;"><span style="underline;">Perte d&#8217;aura du film </span></span></h2>
<p style="text-align: left;">Qu&#8217;advient-il de l&#8217;esthétique-clip au cinéma ? Si elle est très à la mode dans les années 80, elle va subir un revers important avec le temps :</p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://www.mad-movies.com/mad/" target="_blank"><strong>Mad Movies</strong> </a>de Juillet 2002 : «  <em>Highlander de Russel Mulcahy paraît bel et bien daté aujourd&#8217;hui pour une simple et bonne raison : il s&#8217;agit d&#8217;un reflet cinématographique d&#8217;une certaine époque désormais révolue</em> »</p>
<p style="text-align: left;">Bien que les montages cut et les mises en scène virtuoses n&#8217;aient pas disparu des écrans ( <span style="underline;"><strong>Panic Room</strong></span>, <span style="underline;"><strong>Fight Club</strong></span> de David Fincher par exemple) ils se sont dorénavant intégrés à la narration, se sont fait plus discrets ( exception faite d&#8217;un certain cinéma d&#8217;action comme évoqué plus haut). La mise en image d&#8217;highlander, avec toute son exubérance, son côté clinquant 80&#8242;s fait tout simplement too much aujourd&#8217;hui. Comme tout ce qui est à la pointe de la mode (particulièrement ce qui est à la mode dans les années 80 d&#8217;ailleurs) à un moment donné, le visuel du film s&#8217;est démodé et accuse aujourd&#8217;hui son époque. Et c&#8217;est on ne peut plus logique, l&#8217;esthetique-clip tirant son influence du vidéo-clip, forme servant avant tout à refléter les améliorations technologiques visuelles, ce qui était au summum une année est obsolète la suivante.</p>
<p style="text-align: left;">Le film ayant été le plus représentatif du mouvement, il est par conséquent inévitable qu&#8217;il essuit les plâtres de l&#8217;obsolescence de celui-ci.</p>
<p style="text-align: left;">Un extrait d&#8217;une critique qui reflète cela :</p>
<p style="text-align: left;">« <em>le parcours du réalisateur Russel Mulcahy ne se remettra justement jamais de cette obsolescence de l&#8217;esthétique clip puisque ses films suivants seront démolis par la critique et sortiront, au fur et à mesure des années, dans l&#8217;anonymat le plus total</em> »</p>
<p style="0cm;" align="justify">
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 163px"><a href="http://www.rankopedia.com/CandidatePix/393.gif"><img class="  " src="http://www.rankopedia.com/CandidatePix/393.gif" alt="The source, une séquelle consternante ET hilarante" width="153" height="231" /></a><p class="wp-caption-text">The source, une séquelle consternante ET hilarante</p></div>
<p>Une autre raison qui entraîne la perte de valeur du film dans l&#8217;inconscient des spectateurs, c&#8217;est aussi la qualité médiocre des séquelles (le mot est juste !) que le succès du film a engendré. Conçue comme un tout, l&#8217;histoire d&#8217;Highlander n&#8217;appelait pas de suite, ce que les producteurs avides s&#8217;échineront à ignorer pour livrer des opus de plus en plus en décalage avec la dramaturgie originelle, de plus en plus bâclés et de plus en plus fauchés (le dernier en date, <span style="underline;"><strong><a href="http://www.nanarland.com/Chroniques/Main.php?id_film=Highlanderlasource" target="_blank">Highlander the source</a></strong></span>, qui n&#8217;est même pas une suite du film original mais de la série télévisée, est assurément un des pires nanard que le cinéma ait engendré depuis sa création !!). Cette longue suite de ratés créant une franchise Highlander, alors vite conspuée par les cinéphiles, ternissant en même temps que son nom, l&#8217;image du film original au gré du temps.</p>
<p style="text-align: left;">Cette médiocrité des séquelles permet de soulever en même temps LE point le plus important à mon sens dans la perte d&#8217;aura du film, celui qui a dénaturé son souvenir dans l&#8217;inconscient collectif, à savoir : la décrédibilisation artistique de Christophe Lambert.</p>
<p style="text-align: left;">C&#8217;est précisément après Highlander que les choses vont se gâter pour l&#8217;acteur, dont la carrière et l&#8217;image publique vont décliner lentement et assez irréversiblement jusqu&#8217;à aujourd&#8217;hui :</p>
<p style="text-align: left;">Face au succès qu&#8217;il rencontre, le comédien va en effet se sentir assez confiant pour prendre des risques dans ses choix et qui vont malheureusement s&#8217;avérer totalement infructueux. Cela commence avec <span style="underline;"><strong><a href="http://d00dz.net/viewtopic.php?f=39&amp;t=298" target="_blank">Le Sicilien</a></strong></span> de Michael Cimino, projet ambitieux qui va s&#8217;avérer un bide assez important au box office, déconcertant ses fans.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 343px"><a href="http://verolard.files.wordpress.com/2007/08/le_sicilien.jpg"><img class=" " src="http://verolard.files.wordpress.com/2007/08/le_sicilien.jpg" alt="" width="333" height="257" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;affiche du Sicilien</p></div>
<p style="text-align: left;">«<em> Lambert continue de choisir des personnages mi-hommes, mi-enfants, lunaires, mais le succès n&#8217;est plus au rendez-vous. S&#8217;exilant aux Etats-Unis, il va alors enchaîner de nombreuses série Z d&#8217;actions, de plus en plus fauchées ( <strong>Adrenalin</strong>, <strong>Mortal Kombat</strong>, <strong>Mean-Guns</strong>, <strong>2 doigts sur la gachette</strong>, <strong>Beowulf</strong>, <strong>fortress 2</strong>&#8230;) et des comédies embarrassantes ( <strong>hercule et Sherlock</strong>, <strong>Arlette</strong>)</em> ».</p>
<p style="text-align: left;">Année après année, de choix hasardeux en choix hasardeux, Lambert ternit son image, devenant aux yeux des critiques puis d&#8217;une partie du public l&#8217;équivalent artistique et humain d&#8217;un Steven Seagal ou d&#8217;un Jean-claude Van Damme, de ces gros bras dont on aime se moquer.</p>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 197px"><a href="http://www.krinein.com/img_oc/big/1081.jpg"><img class=" " src="http://www.krinein.com/img_oc/big/1081.jpg" alt="Beowulf de Graham Baker" width="187" height="252" /></a><p class="wp-caption-text">Beowulf de Graham Baker</p></div>
<p style="text-align: left;">Il est ainsi éloquent d&#8217;observer la place réservée à l&#8217;avant dernière suite d&#8217;Highlander, <span style="underline;"><strong>Highlander Endgame</strong></span> dans la presse spécialisée à sa sortie en 2001. Ainsi Mad movies qui avait consacré eux aussi un numéro entier à la sortie du premier opus, expédie le sort de ce volet en une courte colonne dans la rubrique du cinéphage (il faut dire aussi que les 2 oeuvres sont loin d&#8217;avoir la même qualité et la même influence sur le plan cinématographique). La désillusion est totale, l&#8217;attente qu&#8217;inspirait Lambert a disparu et ses films sont certifiés nanards avant même d&#8217;avoir été vus. Aujourd&#8217;hui quoi qu&#8217;il fasse (et il y a eu récemment des oeuvres de bon niveau avec lui, <span style="underline;"><strong>La disparue de Deauville</strong></span>,<strong> l&#8217;homme de chevet,</strong><span style="underline;"><strong> </strong>pour n&#8217;en citer que deux</span>) il ne fédère plus, la majorité du public ne le suit plus.</p>
<p style="text-align: left;">Un grand nombre des films dans lesquels il joue ne sort d&#8217;ailleurs plus directement qu&#8217;en vidéo. L&#8217;image que véhicule aujourd&#8217;hui Christophe Lambert est à l&#8217;inverse de celle qu&#8217;il avait au début de sa carrière : au héros intemporel, mystérieux et charismatique s&#8217;est substitué l&#8217;image d&#8217;un « gentil niais », faiseur de nanards et aux capacités de jeu proches du néant (sa marionnette des guignols de l&#8217;info est à ce titre éloquente).</p>
<p style="text-align: left;">C&#8217;est donc en grande partie à cause de cette monstrueuse perte d&#8217;aura de l&#8217;acteur que s&#8217;explique l&#8217;image navrante que se traîne le film aujourd&#8217;hui :</p>
<p style="text-align: left;">Lambert ayant l&#8217;image d&#8217;un acteur dénué de talent n&#8217;ayant semé que des mauvais film, c&#8217;est l&#8217;intégralité de sa filmographie qui est aujourd&#8217;hui passée sous ce prisme critique, les succès pourtant avérés comme Highlander compris.</p>
<p style="text-align: center;">
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 387px"><a href="http://s.excessif.com/mmdia/i/26/0/highlander-haut23-3611260qwxgs_1731.jpg?v=1"><img class="  " src="http://s.excessif.com/mmdia/i/26/0/highlander-haut23-3611260qwxgs_1731.jpg?v=1" alt="There sould have been only one" width="377" height="177" /></a><p class="wp-caption-text">There should have been only one</p></div>
<p style="0cm;" align="justify">
<p>Voilà comment, par la simple évolution contextuelle, un film passe du triomphe à la disgrâce.</p>
<p><em> </em></p>
<p><em>The CnS</em></p>
<p>Liens utiles : <a title="le cinéma américain sous reagan" href="http://sociomedia.ibelgique.com/le%20cinema%20americain%20sous%20reagan.htm">Le cinéma américain sous reagan</a> ; <a title="L'ecran fantastique" href="http://www.ecranfantastique.net/modules.php?op=modload&amp;name=DB_Participation&amp;file=index&amp;cat=ACCUEIL">L&#8217;ecran fantastique</a> ; <a title="Mad Movies" href="http://www.mad-movies.com/mad/">Mad Movies</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Bad Times : Who&#8217;s Bad ?</title>
		<link>http://d00dz.net/blog/2008/11/bad-times-whos-bad/</link>
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		<pubDate>Thu, 27 Nov 2008 13:48:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>The CNS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rétrospectives cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Bale]]></category>
		<category><![CDATA[David Ayer]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://d00dz.net/blog/?p=434</guid>
		<description><![CDATA[Hop ! En tant que &#160;&#187;fan français officiel totalement autoproclamé&#160;&#187; de Christian Bale ( American Psycho, le futur Terminator Salvation), je poursuis mon exploration des oeuvres du monsieur. Intéressons nous donc aujourd&#8217;hui à Bad Times (Harsh Times en VO) sorti sur nos écrans le 10 janvier 2007. Bad Times a été écrit et réalisé par David Ayer, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><img class="alignnone" src="http://graphics8.nytimes.com/images/2006/11/10/arts/10hars_CA0.600.jpg" alt="" width="486" height="227" /></p>
<p>Hop ! En tant que &nbsp;&raquo;fan français officiel totalement autoproclamé&nbsp;&raquo; de <a href="http://d00dz.net/blog/tag/christian-bale/" target="_blank">Christian Bale </a>( <a href="http://d00dz.net/blog/2008/08/american-psycho-du-livre-au-film/" target="_self">American Psycho</a>, le futur <a href="http://d00dz.net/blog/2008/10/terminator-renaissance-le-futur-deja-ecrit/" target="_self">Terminator Salvation</a>), je poursuis mon exploration des oeuvres du monsieur. Intéressons nous donc aujourd&#8217;hui à <a href="http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18707972&amp;cfilm=58486.html" target="_blank"><strong>Bad Times</strong> </a>(<strong>Harsh Times</strong> en VO) sorti sur nos écrans le 10 janvier 2007.</p>
<p>Bad Times a été écrit et réalisé par<a href="http://www.imdb.com/name/nm0043742/" target="_blank"> David Ayer</a>, scénariste notamment de <a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29232.html" target="_blank">Training Day </a>et <a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=33436.html" target="_blank">Dark Blue</a>. Il s&#8217;agissait de sa toute première réalisation (il a depuis récidivé cette année avec le bon <a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=57812.html" target="_blank">Au bout de la nuit</a>), qu&#8217;il a entièrement autoproduit en indépendant, allant jusqu&#8217;à engager son propre argent ( en hypothéquant sa maison !) dans le financement du film, ceci afin de préserver l&#8217;intégrité artistique d&#8217;une histoire qui lui tenait vraiment à coeur.</p>
<p><strong>Cette histoire quelle est elle ?</strong></p>
<p>Bad Times nous conte donc la destinée de Jim Davis (Christian Bale), jeune vétéran de la guerre du golfe, profondément traumatisé par les combats et au bord de la folie psychotique. A bout de ressources, il nourrit maintenant l&#8217;espoir que ses multiples candidatures auprès des services de police de la ville de Los Angeles aboutissent, afin de remettre de l&#8217;ordre dans sa vie et de prendre un nouveau départ.<br />
En attendant, Jim passe son temps avec son meilleur ami Mike (<a href="http://www.imdb.com/name/nm0135585/" target="_blank">Freddy Rodriguez</a>), chômeur lui aussi, les deux consacrant leurs journées à boire et fumer, et à dealer de combines en combines dans les rues chaudes de South Central, plutôt que de chercher du travail.<br />
Jim se voyant refuser l&#8217;accès à la LAPD, il est contacté pour rejoindre les forces de sécurité du territoire. Acculé face à un choix crucial, Jim s&#8217;apprête à faire le mauvais et à laisser échapper la folie qui le ronge&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://images.eonline.com/eol_images/Articles/20061106/425.harsh.times.110606.jpg"><img class="aligncenter" src="http://images.eonline.com/eol_images/Articles/20061106/425.harsh.times.110606.jpg" alt="" width="425" height="315" /></a></strong></p>
<p><strong>Un film sous influence &#8230;</strong></p>
<p>On le sent à la lecture de ce résumé, Bad Times traite, comme des oeuvres majeures telles que<a href="http://www.imdb.com/title/tt0075314/" target="_blank"> Taxi Driver </a>ou <a href="http://www.imdb.com/title/tt0103759/" target="_blank">Bad Lieutenant</a>, de la marginalisation d&#8217;un individu au sein d&#8217;une société pour laquelle il n&#8217;est plus adapté, et qui court à sa perte telle une véritable bombe à retardement. C&#8217;est donc là le propos du film, mais pas nécessairement son coeur. Car Bad Times traite aussi, et avant tout selon David Ayer, de l&#8217;amitié, de sa force et des choses que l&#8217;on est pret à faire pour elle.</p>
<p><strong>Qui créé son propre rythme &#8230;</strong></p>
<p>La narration de Bad Times repose ainsi tout entière ( et trouve par là même sa limite) sur ses 2 personnages principaux, Jim et Mike, et sur leur déambulations. On suit leur quotidien et au travers de celui ci, Ayer nous depeint une tranche de vie des quartiers, nous livrant la dangerosité de ce monde où, au detour d&#8217;une épicerie, vous pouvez être témoin d&#8217;une fusillade entre gangs, où les flics qui vous arrêtent sont d&#8217;anciens compagnons de partage de stupéfiants et où un réglement de compte peut survenir à l&#8217;endroit où vous prenez un verre&#8230;<br />
Ainsi certains ont reproché au film et à son scénario d&#8217;être flous, de n&#8217;avoir qu&#8217;un mince fil conducteur en guise de prétexte, et d&#8217;enchainer des scènes qui ne débouchent (parfois) sur rien. Et ça n&#8217;est dans l&#8217;absolu que pure vérité. Mais c&#8217;est justement de ce parti pris que le film tire sa force, sa véracité et son côté attachant : en faisant du spectateur le troisème compagnon de Jim et Mike et en lui faisant partager leur quotidien, en l&#8217;immergeant totalement dans cette descente aux enfers en le mettant au même niveau que les personnages, il lui permet de les comprendre, de les critiquer, sans les juger.</p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/36/02/62/18446459.jpg"><img class="aligncenter" src="http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/36/02/62/18446459.jpg" alt="" width="434" height="289" /></a></strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Des interprètes fabuleux</strong></p>
<p style="text-align: left;">Dans le rôle complexe de Jim, <a href="http://d00dz.net/blog/tag/christian-bale/" target="_blank">Christian Bale </a>est brillantissime, tout simplement. Il excelle à illustrer les différents masques comportementaux qu&#8217;adopte son personnage : totalement crédible en petite caille blanche élévée dans un bas quartier espagnol (il maitrise l&#8217;argot des rues à merveille), il se révèle hilarant (lorsqu&#8217;il conclut une douloureuse introduction d&#8217;une sonde dans sa verge par un doux euphémisme : &laquo;&nbsp;that was&#8230; unpleasant&nbsp;&raquo;) ou devient d&#8217;une rigidité comportementale absolue dès lors qu&#8217;il doit se confronter au monde du travail (tirant cette maitrise de soi de son enseignement militaire). Mais dès qu&#8217;un grain de sable se glisse dans l&#8217;engrenage, sa folie se manifeste par des explosions de rage absolument tétanisantes (et rappellant son interpretation du Patrick Bateman d&#8217;<strong>American Psycho</strong>). Bale est donc magistral et porte le film mais soyons juste et rendons également honneur au travail fabuleux de Freddy Rodriguez, qui incarne à merveille ce brave copain, qui a compris la vie et ses responsabilités mais qui rechigne encore à les endosser et se laisse parasiter par la mauvaise conscience qu&#8217;est Jim.<br />
La scène finale entre les 2 protagonistes est ainsi d&#8217;une grande intensité, portée par le jeu sans faute des 2 acteurs.</p>
<p style="text-align: center;"><strong><img class="aligncenter" src="http://thecia.com.au/reviews/h/images/harsh-times-1.jpg" alt="" width="450" height="299" /></strong></p>
<p><strong>Les défauts de ses qualités/ les qualités de ses défauts</strong></p>
<p>Comme toute première oeuvre, Bad Times n&#8217;est bien sur pas exempt de défauts de jeunesse. J&#8217;ai déjà évoqué plus haut les limites de sa narration, qui rendent difficiles pour le spectateur la compréhension des enjeux globaux d&#8217;une telle histoire. D&#8217;un point de vue esthétique, Ayer alterne de vraies idées de mise en scène (comme de filmer les dialogues en voiture de l&#8217;exterieur de l&#8217;habitacle, afin d&#8217;avoir la ville de LA dans le reflet des vitres, pour la montrer en tant que personnage à part entière de l&#8217;histoire) avec de grosses fautes de goûts (le rêve/flashback d&#8217;introduction absolument horrible, les flashs avec altération sur la pellicule illustrant les sautes d&#8217;humeur de Jim, procédé bien trop démonstratif).</p>
<p>Néanmoins, ces quelques points demeurent des broutilles pour un film dôté d&#8217;un fort capital sympathie à mes yeux et qui, sans se hisser aux côtés de ses glorieux modèles, vaut franchement le détour.</p>
<p><em>The CnS</em></p>
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		<title>Memento : Dude, Where&#8217;s my mind ?</title>
		<link>http://d00dz.net/blog/2008/10/memento-de-christopher-nolan-dude-wheres-my-mind/</link>
		<comments>http://d00dz.net/blog/2008/10/memento-de-christopher-nolan-dude-wheres-my-mind/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 23 Oct 2008 12:07:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>The CNS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rétrospectives cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Christopher Nolan]]></category>
		<category><![CDATA[films sur la mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Guy Pearce]]></category>

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		<description><![CDATA[Memento. Voilà un film que l&#8217;on peut sans craindre qualifier de culte, tant son aura de prestige résonne depuis sa sortie le 11 Octobre 2000 dans tous les propos des personnes qui ont pu le voir. Je suis d&#8217;ailleurs persuadé que la grande majorité d&#8217;entre vous l&#8217;a déjà vu. Et bien sachez que ça n&#8217;était pas le cas de votre serviteur jusqu&#8217;à hier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><a href="http://www.otnemem.com/" target="_blank"><strong><img class="aligncenter" src="http://www.offoffoff.com/film/2001/images/memento.jpg" alt="" width="400" height="265" /></strong><strong>Memento</strong></a>. Voilà un film que l&#8217;on peut sans craindre qualifier de culte, tant son aura de prestige résonne depuis sa sortie le 11 Octobre 2000 dans tous les propos des personnes qui ont pu le voir. Je suis d&#8217;ailleurs persuadé que la grande majorité d&#8217;entre vous l&#8217;a déjà vu. Et bien sachez que ça n&#8217;était pas le cas de votre serviteur jusqu&#8217;à hier soir, rebuté que je l&#8217;étais jusqu&#8217;à présent par ces mêmes avis élogieux entendus à droite à gauche, résumant le métrage par &laquo;&nbsp;c&#8217;est un film monté dans le désordre&nbsp;&raquo;. Je redoutais donc plus que tout le film gagdet : un film finalement très chiant et prétentieux, tout entier tourné autour de son seul gimmick de mise de scène.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Fausses impressions&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: left;">Mes a priori étaient de plus renforcés par la vision constante dans les bacs des magasins de l&#8217;ignoble jaquette française du film ( elle parait d&#8217;ailleurs encore plus laide après l&#8217;avoir vu tant elle ne reflète EN RIEN son ambiance et en donne au contraire une image faussée), laissant à penser que l&#8217;histoire allait tourner autour d&#8217;une brute tatouée des quartiers pauvres et de sa copine venue de <strong>Matrix </strong>(Carrie Anne Moss, en fait loin d&#8217;être omniprésente dans le film).</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 210px"><a href="http://detoutsurrien.files.wordpress.com/2008/01/memento.jpg"><img src="http://detoutsurrien.files.wordpress.com/2008/01/memento.jpg" alt="laffiche qui ne donnait pas envie de voir le film" width="200" height="288" /></a><p class="wp-caption-text">Comment ne pas refléter le contenu d&#39;un film en 1 leçon</p></div>
<p style="text-align: left;">Ce qui m&#8217;a finalement décidé à sauter le pas, c&#8217;est mon estime pour son réalisateur, <a href="http://www.imdb.com/name/nm0634240/" target="_blank">Christopher Nolan</a>, dont le travail récent m&#8217;a comblé de satisfaction. Pour rappel, Christopher Nolan c&#8217;est : <strong>Batman Begins</strong>, <strong>The Dark Knight</strong>, <strong>Insomnia </strong>et <strong>Le Prestige</strong>.<br />
Hier soir j&#8217;ai donc enfoncé le dvd dans le lecteur, et, comme je m&#8217;y attendais : je me fourvoyais complètement au sujet du film, celui ci n&#8217;ayant pas usurpé son excellente réputation !</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Qu&#8217;est ce que ça raconte ?</strong></p>
<p style="text-align: left;">Memento nous conte l&#8217;histoire de Leonard Shelby, ancien inspecteur des fraudes pour une compagnie d&#8217;assurance, souffrant d&#8217;un trouble rare de la mémoire depuis le viol et l&#8217;assassinat de sa compagne. Leonard est obsédé par la vengeance : il veut traquer l&#8217;homme qui a tué sa femme et l&#8217;abattre. Mais sa quête est compliqué par son trouble, qui fait que, s&#8217;il peut se rappeller de son passé, il n&#8217;a plus de mémoire immédiate et oublie donc tout ce qu&#8217;il fait passé 15 minutes. Aussi Leonard a t&#8217;il mis au point une méthode rigoureuse pour atteindre son objectif et garder des repères dans l&#8217;espace temps: prendre tout en photos, se laisser des notes manuscrites régulières et se tatouer les éléments primordiaux sur le corps..</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px"><a href="http://www.3x6.net/sf/wp-content/uploads/2006/09/memento.jpg"><img title="guy pearce memento" src="http://www.3x6.net/sf/wp-content/uploads/2006/09/memento.jpg" alt="Guy Pearce est Leonard Shelby" width="400" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Guy Pearce est Leonard Shelby</p></div>
<p style="text-align: left;">Première désillusion, le héros n&#8217;est donc ni chauve ni black comme le laisse penser l&#8217;affiche, mais excellement interprété par Guy Pearce, acteur aperçu notamment dans <strong>Voraces </strong>et <strong>LA Confidential.</strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Une narration novatrice</strong></p>
<p style="text-align: left;">Le film a donc pour lui cette originalité qu&#8217;est la structure de son scénario, puisqu&#8217;il nous est raconté dans l&#8217;ordre inverse des choses (on commence par la fin pour arriver au début), la mise en scène adoptant la logique des coupures de mémoire du héros, qui mettent fin à chacune des scènes, permettant de remonter à celle qui l&#8217;a précédé et ainsi de suite (d&#8217;où le titre : Memento voulant dire en Latin : &laquo;&nbsp;souviens-toi&nbsp;&raquo;).<br />
Le procédé se complique encore un poil car Nolan glisse en parallèle à celles ci des séquences noir et blanc avec le héros en narrateur, qui sont, elles, dans l&#8217;ordre chronologique. Les deux se réunissant bien évidemment à un moment donné (par l&#8217;entremise du developpement d&#8217;un polaroïd, l&#8217;image redevenant en couleur à mesure que le cliché apparait).<br />
Bref vous l&#8217;aurez compris, Memento exige du spectateur une attention accrue et surtout l&#8217;acceptation par celui-ci d&#8217;être d&#8217;emblée perdu par le film, la compréhension de l&#8217;intrigue se faisant progressivement, à mesure que les indices sont amenés dans les séquences.<br />
Car bien entendu, s&#8217;il est monté dans l&#8217;odre inverse, le film a bien sur été pensé narrativement de cette façon, à savoir qu&#8217;il y a bien une progression au niveau des enjeux du début à la fin (sans quoi suivre l&#8217;histoire serait dénué de tout intérêt).</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 370px"><a href="http://stalker.hautetfort.com/media/00/02/04bdf61351bd8b85f5656eb341a3b175.jpg"><img src="http://stalker.hautetfort.com/media/00/02/04bdf61351bd8b85f5656eb341a3b175.jpg" alt="" width="360" height="151" /></a><p class="wp-caption-text">Ecrire pour se souvenir</p></div>
<p style="text-align: left;"><strong>Pourquoi c&#8217;est bien ?</strong></p>
<p style="text-align: left;">Point crucial dans un film jouant avec les perceptions du spectateur, la mise en scène est absolument irréprochable, maitrisée dans les moindres détails et d&#8217;une richesse propre à supporter de multiples revisionnages. Les acteurs sont brillants, Guy Pearce en tête. Et surtout l&#8217;histoire est complètement passionnante, le thème du héros à qui la mémoire fait défaut étant une idée géniallissime cinématographiquement et totalement accrocheuse !</p>
<p style="text-align: left;">Bref Memento est un film tout simplement admirable, qui vaut bien mieux que sa réputation de &laquo;&nbsp;film malin&nbsp;&raquo; et que je recommande vivement à ceux qui comme moi auraient des réticences et ne se seraient pas encore laissé tenter.</p>
<p style="text-align: left;"><em>The CnS</em></p>
<p style="text-align: left;"> </p>
]]></content:encoded>
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		<title>Match Point : Quand Woody marque des points&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Oct 2008 08:25:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>The CNS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rétrospectives cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma auteur]]></category>
		<category><![CDATA[Scarlett Johansson]]></category>
		<category><![CDATA[Woody Allen]]></category>

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		<description><![CDATA[Au jour de la sortie française du nouvel opus du célèbre réalisateur américain Woody Allen, Vicky Cristina Barcelona, avec notamment Scarlett Johansson, profitons en pour nous remémorer la première collaboration réussie entre le cinéaste et l&#8217;actrice, à savoir le film Match Point, sorti à la fin 2005. Un titre énigmatique Que se cache donc derrière le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><span style="Verdana;">Au jour de la sortie française du nouvel opus du célèbre réalisateur américain Woody Allen, <span style="underline;"><strong><a href="http://vickycristina-movie.com/" target="_blank">Vicky Cristina Barcelona</a></strong></span>, avec notamment Scarlett Johansson, profitons en pour nous remémorer la première collaboration réussie entre le cinéaste et l&#8217;actrice, à savoir le film <strong><span style="underline;">Match Point</span></strong>, sorti à la fin 2005.</span></p>
<p style="center;"><a href="http://geneve.cine.ch/images/affiches/original/56320.jpg"><img class=" aligncenter" src="http://geneve.cine.ch/images/affiches/original/56320.jpg" alt="" width="336" height="448" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><span style="Verdana;"><strong>Un titre énigmatique</strong></span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="Verdana;">Que se cache donc derrière le titre un brin énigmatique de ce film de l&#8217;auteur de <strong>Manhattan</strong> (&laquo;&nbsp;balle de match&nbsp;&raquo; en français) ? Un biopic sur le monde du tennis ? Une comédie légère ayant pour cadre le stade de Roland Garros ? Un &laquo;&nbsp;<strong><span style="underline;">Rocky</span></strong>&nbsp;&raquo; avec des raquettes ?<br />
</span><span style="Verdana;">Rien de tout ça bien évidemment. Le titre, d&#8217;une imparable logique, reprend le leitmotiv du film qui est également la philosophie de son personnage principal. Il nous est donné à voir dans cette balle de match cette métaphore sur la vie : selon que la balle tape le filet, elle tombera d&#8217;un côté ou de l&#8217;autre et fera de vous le vainqueur ou le perdant; selon ce à quoi vous serez confronté dans la vie vous réussirez ou non&#8230; La chance et le hasard sont donc au coeur du récit.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="Verdana;"><strong>Ce que ça raconte ?</strong></span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="Verdana;">Evidemment cette image venue du tennis n&#8217;est pas gratuite, puisque de tennis il est un peu question (tout du moins au départ) dans <strong><span style="underline;">Match Point</span></strong>. C&#8217;est en effet le sport pratiqué à haut niveau par le héros, Chris Wilton, jeune Irlandais d&#8217;origine modeste, avant qu&#8217;il n&#8217;abandonne cette carrière qui ne lui apportera rien. Il part s&#8217;installer à Londres dans le but de réussir à tout prix. Utilisant ses dispositions naturelles pour le tennis, il se fait d&#8217;abord engager comme professeur dans un club fréquenté par la haute bourgeoisie Londonienne. Très vite il s&#8217;y lie d&#8217;amitié avec Alec Hewett, jeune bourgeois, qui l&#8217;introduit auprès de sa famille. Là, Chris séduit et épouse Chloé, la soeur d&#8217;Alec, moins par amour que pour la possibilité d&#8217;échelon social qu&#8217;elle représente pour lui. Mais Chris entretient également en secret une relation passionnelle avec la concubine d&#8217;Alec, Nola Rice, jeune actrice américaine débutante. Les choses se gâtent lorsque Nola tombe enceinte de Chris. Tiraillé entre son amour pour Nola et le refus de perdre le confort social qu&#8217;il a acquis, Chris se prépare à commettre l&#8217;irréparable&#8230;</span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="Verdana;">Voilà grossièrement résumée l&#8217;intrigue du film, grossièrement car toute tentative de récit ne saurait retranscrire avec justice la minutie et la subtilité avec laquelle Woody Allen nous conte sa tragédie. Car oui, c&#8217;est bien de tragédie dont il est question dans Match Point (les références constantes à l&#8217;opéra ne faisant que renforcer cette idée), bien qu&#8217;il s&#8217;agisse de tragédie détournée, puisque c&#8217;est son héros qui la précipite sans essayer de l&#8217;éviter&#8230;</span></p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 441px"><a href="http://www.cinemotions.net/data/films/0181/53/2/Match_Point_2004_7.jpg"><img src="http://www.cinemotions.net/data/films/0181/53/2/Match_Point_2004_7.jpg" alt="" width="431" height="279" /></a><p class="wp-caption-text">Londres, théâtre de l&#39;action</p></div>
<p style="text-align: left;"><span style="Verdana;"><strong>Un réalisateur à contre-emploi</strong></span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="Verdana;">Lorsqu&#8217;on évoque le nom de Woody Allen, c&#8217;est au mot humour auquel on se réfère aussitôt, le New Yorkais étant internationalement reconnu pour ses comédies de moeurs et ses personnages de losers sympathiques. D&#8217;humour il n&#8217;est ici pourtant point question, bien que la pirouette finale, de par son implacable enchaînement logique et son cynisme mordant dénote d&#8217;un humour d&#8217;une noirceur sidérante. Non, chaque plan du film est glaçant et le spectacle de ce héros qui sacrifie son humanité au profit de sa propre réussite sociale fait froid dans le dos.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="Verdana;"><strong>Un héros qui fascine</strong></span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="Verdana;">Chassé-croisé de plusieurs destins, celui de Chris est bien sur le plus important. Là où réside (notamment) l&#8217;intelligence d&#8217;Allen c&#8217;est qu&#8217;il nous le rend, si ce n&#8217;est attachant, au moins intéressant pendant toute la durée du métrage. Au hasard de ses rencontres, on le voit réussir par chance et arrivisme mais pourtant il nous demeure étrangement proche, rien de ce qui lui arrive n&#8217;étant à chaque fois le résultat de sa totale volonté mais le fruit du hasard, d&#8217;une possibilité qui s&#8217;offre simplement à lui et qu&#8217;il saisit. Nous sommes confrontés à un héros qui se laisse entraîner par les évènements et la situation inextricable dans laquelle il se retrouve au final n&#8217;est que le résultat de son incapacité à faire le moindre choix. L’enchaînement des évènements le contraint à finalement en faire un, mais, victime de l&#8217;annihilation de ses sentiments dont sa servitude à ses objectifs matérialistes le rend seul responsable, il fait le mauvais, du point de vue de la morale. A cet instant du film, Allen ose quelquechose de dangereux, en faisant de son protagoniste principal un monstre forcément rejeté en bloc par les spectateurs. Mais il s&#8217;est tellement employé auparavant à décrire avec brio les successions de conséquences qui ont poussé Chris jusque ici, à dépeindre  ses tourments intérieurs, que malgré tout, même s&#8217;il cesse de nous apparaître sympathique, il demeure attractif à nos yeux : nous voulons connaitre la suite, savoir ce qu&#8217;il va advenir de lui après cet acte.</span></p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 427px"><a href="http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/ill/2005/10/24/h_3_ill_702946_matchpoint2.jpg"><img class=" " src="http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/ill/2005/10/24/h_3_ill_702946_matchpoint2.jpg" alt="Chris et Nola, le couple au coeur de Match Point" width="417" height="278" /></a><p class="wp-caption-text">Chris et Nola, le couple au coeur de Match Point</p></div>
<p style="text-align: left;"><span style="Verdana;"><strong>De l&#8217;ironie dans l&#8217;allégorie</strong></span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="Verdana;">Le comble étant qu&#8217;en définitive (et là est l&#8217;ironie), le héros, jusqu&#8217;au bout est victime de sa chance. C’est en effet grâce à elle (et dans un plan au ralenti magnifique de sens faisant écho à celui qui ouvre le film sur la balle de tennis heurtant le filet) que la pièce à conviction qui le disculpe ne tombe pas à l&#8217;eau lorsqu&#8217;il tente de la jeter (ce qu&#8217;on prend sur le moment pour de la malchance justement). Chance ou infortune, c&#8217;est là toute l&#8217;ambiguïté du film, tout ce qui arrive à Chris pouvant être interprété rétroactivement comme l&#8217;une ou l&#8217;autre à l&#8217;envie. Le héros demeure en effet impuni aux yeux de la loi. On pourrait donc penser que le seul choix qu&#8217;il n&#8217;ait jamais fait, bien qu&#8217;égoïste, s&#8217;est donc bien avéré fructueux et pourtant il n&#8217;en est rien. Là où son arrestation aurait pu lui permettre de trouver enfin le sens qu&#8217;il cherchait à toutes ses actions et à sa vie, son impunité le condamne à jamais à (sur)vivre sans le moindre repère et sans la moindre raison. Le plan final nous le montre ainsi plus triste et perdu que jamais, le hasard auquel il a confié sa vie ayant terminé de la détruire.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="Verdana;"><strong>Un film porté par ses interprètes et son réalisateur</strong></span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="Verdana;">Et ce n&#8217;est là qu&#8217;un seul des aspects multiples de ce film dont la richesse n&#8217;a d&#8217;égale que la perfection du jeu de ses acteurs. Jonathan Rhys-Meyers tout d&#8217;abord, dont le physique à mi-chemin entre l&#8217;homme et l&#8217;enfant apporte toute la subtilité à son personnage dépassé par les évènements et dont le jeu tout en retenu transmet à merveille la froideur et la tristesse croissante de Chris. Mais c&#8217;est surtout Scarlett Johansson qui impressionne par son talent. Tour à tour femme fatale, idéal sexuel ou femme-enfant, elle incarne à merveille les différentes facettes de Nola Rice. Le reste du casting est à l&#8217;avenant : parfait.</span></p>
<p style="TEXT-ALIGN: left"><span style="Verdana;"><span style="Verdana;">Le plus grand mérite revenant au final à Woody Allen, marionnettiste qui tire avec talent les ficelles de cette histoire signifiante, qui plus est, en parvenant à totalement se renouveler au sein de sa filmographie.</span></span><span style="Verdana;"></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="Verdana;"><span style="Verdana;"><img class="aligncenter" src="http://blog.designpublic.com/wp-content/uploads/2007/10/match-point.jpg" alt="" width="434" height="282" /></span></span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="Verdana;"><span style="Verdana;"><br />
</span></span><span style="Verdana;"><strong><span style="underline;">Vicky Cristina Barcelona</span></strong>, dans un registre complètement différent, saura t’il réitérer ce même niveau d&#8217;excellence ? La réponse est aujourd&#8217;hui dans les salles.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="Verdana;"><em></em></span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="Verdana;"><em></em></span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="Verdana;"><em>The CnS</em></span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>American Psycho, Un livre, un film</title>
		<link>http://d00dz.net/blog/2008/08/american-psycho-du-livre-au-film/</link>
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		<pubDate>Wed, 20 Aug 2008 13:17:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>The CNS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Rétrospectives cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Bret Easton Ellis]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Bale]]></category>
		<category><![CDATA[Horreur]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Roman : American Psycho est un roman de Bret Easton Ellis ( les lois de l&#8217;attraction, zombies, glamorama... ), paru en 1991. Il nous conte l&#8217;histoire de Patrick Bateman, pur produit de la réussite américaine capitaliste. Patrick a 27 ans, il est riche, beau, fait du sport, bref il est un golden boy bien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: left;"><span style="underline;"><span style="underline;"><em><img class="aligncenter" src="http://nsa03.casimages.com/img/2008/12/18/081218030644455890.png" alt="" width="491" height="277" /></em></span></span><span style="underline;"><span style="underline;"><em>Le Roman :</em></span></span></h3>
<p style="text-align: left;"><strong>American Psycho</strong> est un roman de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bret_Easton_Ellis" target="_blank">Bret Easton Ellis </a>( <strong>les lois de l&#8217;attraction</strong>, <strong>zombies</strong>, <strong>glamorama</strong><em>.</em>.. ), paru en 1991.</p>
<p style="text-align: left;">Il nous conte l&#8217;histoire de Patrick Bateman, pur produit de la réussite américaine capitaliste.</p>
<p style="text-align: left;">Patrick a 27 ans, il est riche, beau, fait du sport, bref il est un golden boy bien propre sur lui qui accumule avec une obssession maladive les vêtement de grand couturier, le matériel de marque, les lieux branchés et les conquêtes enviables.</p>
<p style="text-align: left;">Mais Patrick n&#8217;est pas tout à fait comme les gens qu&#8217;il fréquente, Patrick est un psychopate, qui la nuit venue assouvit ses terribles penchants sanguinaires, basculant crescendo vers la folie la plus totale. </p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://nsa03.casimages.com/img/2008/12/18/081218032725171912.jpg"><img class="aligncenter" src="http://nsa03.casimages.com/img/2008/12/18/081218032725171912.jpg" alt="" width="479" height="549" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><strong>American Psycho</strong> est un des livre qui m&#8217;a le plus passionné/choqué/intrigué ces dernières années (je ne l&#8217;ai découvert qu&#8217;en 2006). C&#8217;est une oeuvre sulfureuse, choquante et fascinante, quoique probablement très difficile d&#8217;accès pour beaucoup (au délà des aspects ci contre).</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Une forme audacieuse&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: left;">En effet, le roman prend le parti d&#8217;adopter le point de vue de Bateman et est donc narré sous la forme d&#8217;un journal rédigé par lui même, à la première personne, ce qui donne lieu à des chapitres entiers racontant la fascination consumériste du personnage et son culte de son apparence physique : Il faut lire pour le croire la description minutieuse de tous les produits de soins utilisés par celui-ci, l&#8217;ordre dans lequel ils sont appliqués, leurs effets physiologiques qu&#8217;on sent complètement dictés par la publicité, puis la routine sportive qui s&#8217;ensuit avec le nombre de calories perdues par exercice !!</p>
<p style="text-align: left;">&#8230; <strong>qui donne tout son sens à l&#8217;ouvrage</strong></p>
<p style="text-align: left;">Le procédé pourra paraitre lourdingue à certains, c&#8217;est précisemment ce qui fait à mes yeux le prix du livre et qui lui permet d&#8217;être autre chose qu&#8217;un &laquo;&nbsp;simple&nbsp;&raquo; roman de psychokiller ( ce genre de description malade et maniaque se retrouvant appliquée à tout ce qui entre en interaction avec le personnage : restaurants, style vestimentaire, musique, matériel hifi, etc&#8230;). C&#8217;est principalement par ce biais là que Bret Easton Ellis affute sa critique à l&#8217;égard de la société reagannienne ( et plus largement occidentale), complètement avilie et aveuglée par l&#8217;argent, ne pouvant exister que par ce qu&#8217;elle consomme et dans le culte du &laquo;&nbsp;toujours plus que l&#8217;autre&nbsp;&raquo;. En ce sens le propos du livre reste ( et c&#8217;est ce qui est effrayant) toujours d&#8217;actualité; et ce qui marque le plus profondément, c&#8217;est qu&#8217;au détour d&#8217;un chapitre on se surprend à se reconnaitre soi-même dans un des comportements consumériste et excessif décrit par Bateman&#8230;</p>
<p style="text-align: left;">Le personnage de Patrick Bateman qui s&#8217;avère en définitive et malgré son horreur évidente, probablement le plus humain d&#8217;entre tous, le seul qui ressent le mal-être de son existence vide et dont le meurtre devient en quelque sorte le seul moyen d&#8217;expier et de &laquo;&nbsp;ressentir&nbsp;&raquo; quelquechose.</p>
<p style="text-align: left;">Un livre puissant et majeur ( et personnellement mon préféré dans l&#8217;oeuvre d&#8217;Ellis).</p>
<h3 style="text-align: left;"><span style="underline;"><span style="underline;"><em>Le film :</em></span></span></h3>
<h3 style="text-align: left;"><span style="underline;"><span style="underline;"><a href="http://nsa03.casimages.com/img/2008/12/18/081218032423914279.png"><img class="aligncenter" src="http://nsa03.casimages.com/img/2008/12/18/081218032423914279.png" alt="" width="491" height="277" /></a></span></span></h3>
<p style="text-align: left;">En 2000, après plus de dix ans de rumeurs et de tentatives avortées ( on parla un temps d&#8217;<a href="http://www.imdb.com/name/nm0000231/" target="_blank">Oliver Stone</a> à la réalisation), le film adapté du controversé livre de Ellis, arrive sur les écrans sous la direction de<a href="http://www.imdb.com/name/nm0366004/" target="_blank"> Mary Harron </a>( son seul film à ce jour).</p>
<p style="text-align: left;">Ceux qui ont lu le livre savent à quel point adapter cinématographiquement ce pavé était chose difficile et à l&#8217;arrivée, soyons honnête, le film n&#8217;est pas du tout à la hauteur et ne se hisse jamais à la cheville de l&#8217;ouvrage.<br />
Pourtant, celà n&#8217;empèche pas l&#8217;oeuvre de Mary Harron d&#8217;être un excellent ( bien qu&#8217;inoffensif ) film :</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Le parti pris de l&#8217;adaptation</strong></p>
<p style="text-align: left;">Là où la grande force du livre vient de sa profonde subversion et de sa critique acerbe de la société moderne, le film préfère, lui, l&#8217;angle de la comédie noire et cynique ( orientation également présente dans le livre mais de manière plus subtile), doublée d&#8217;une critique des années Reagan. Pour ce dernier point, si celà est juste historiquement ( le livre depeint bien cette periode), l&#8217;accent qui est mis sur la reproduction des 80&#8242;s contribue encore à ôter de sa subversivité au film. Car en ne critiquant que les eighties, Harron oublie que le livre allait plus loin que celà et ouvrait de manière plus générale (ce qui fait qu&#8217;il conserve toujours la même force aujourd&#8217;hui).<br />
Mais qu&#8217;importe, faisons fi de ces partis pris et concentrons nous sur le résultat :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://nsa03.casimages.com/img/2008/12/18/081218031822235675.png"><img class="aligncenter" src="http://nsa03.casimages.com/img/2008/12/18/081218031822235675.png" alt="" width="491" height="277" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Une transcription réussie du personnage à l&#8217;écran</strong></p>
<p style="text-align: left;">Reprenant dans les grandes lignes le déroulement du livre ( il a bien sur fallu élaguer dans la masse), le film réussit particulièrement en nous présentant une incarnation tout simplement parfaite de Bateman :</p>
<p>D&#8217;abord dans la mise en scène appliquée de ses tics et obsessions (utilisation massive de produits de beautée, maniaquerie vestimentaire, culte de son physique et monologues sur la musique commerciale de l&#8217;époque), ainsi que dans la traduction de ses pensées par le biais de la voix off, collant ici totalement au style à la première personne du livre.</p>
<p style="text-align: left;">Mais aussi et surtout dans son interprète, <a href="http://d00dz.net/blog/tag/christian-bale/" target="_self">Christian Bale</a>, parfait physiquement (il est ici gaulé comme un dieu) comme dans la psyché de son personnage, dont la fureur semble sur le point d&#8217;éclater à chaque moment, sans qu&#8217;on en sache l&#8217;origine. Bale ne joue pas Bateman, il EST Bateman, à une point tel que celà en devient troublant.<br />
Disons le : l&#8217;acteur est à lui seul 90% de l&#8217;intérêt du film.</p>
<h3 style="text-align: center;"><a href="http://www.dvdrama.com/imagescrit2/c/h/r/christian_bale_131.jpg"><img class="aligncenter" src="http://www.dvdrama.com/imagescrit2/c/h/r/christian_bale_131.jpg" alt="" width="477" height="203" /></a></h3>
<p style="text-align: left;">Autre bon point, la réalisation de Mary Harron, élégante, stylisée et réfléchie ( nombreux sont les plans qui cachent le visage de Bateman pour bien traduire visuellement son absence d&#8217;identité) et l&#8217;excellente utilisation des décors ( l&#8217;univers de Bateman est moderne, froid et desincarné, à son image).</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Un film qui ménage ses effets</strong></p>
<p style="text-align: left;">Enfin, si le film n&#8217;ose jamais aller aussi loin que le livre dans les exactions de Bateman (parce que c&#8217;est quand même de ça qu&#8217;il s&#8217;agit !) il nous reserve tout de même quelques grands moments de folie et d&#8217;humour noir, comme l&#8217;élagage à la hache sur fond de <a href="http://www.deezer.com/track/732130" target="_blank">Huey lewis and the news </a>ou encore un Bateman courant à poil dans les couloirs, une tronçonneuse à la main, à la poursuite de sa victime !</p>
<p style="text-align: left;"><strong>L&#8217;ironie consumériste</strong></p>
<p style="text-align: left;">Je passerais en revanche sous silence le mal nommé<strong> <a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=35520.html" target="_blank">American psycho 2</a></strong>, fausse suite bassement opportuniste (et véritable daube filmique) sortie directement en vidéo en 2002 et qui n&#8217;entretient absolument aucun rapport (aussi bien thématique qu&#8217;esthétique) avec l&#8217;oeuvre de Bret Easton Ellis et de Mary Harron.</p>
<p style="text-align: left;"><em>The CnS</em></p>
<p style="text-align: left;"> <br />
Liens utiles : <a href="http://homevideo.universalstudios.com/americanpsycho/index2.html" target="_blank">Site officiel du film</a>, <a href="http://fr.youtube.com/watch?v=FFcc5B4SUy8" target="_blank">Bande annonce ( VO)</a>, <a href="http://www.randomhouse.com/kvpa/eastonellis/" target="_blank">Site officiel de Bret Easton Ellis</a></p>
<h3 style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://img2.timeinc.net/ew/dynamic/imgs/061017/155113__psycho_l.jpg" alt="" width="400" height="300" /></h3>
<h6><em>Article mis à jour le 18/12/08</em></h6>
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