Fallout 3, la critique.

Un peu de temps s’est écoulé depuis que je vous ai fait part de mes craintes concernant ce titre. J’avoue, j’ai craqué et je l’ai terminé. A mon grand dam, j’avais vu juste pour la plupart des points que j’avais cité. Il est donc temps de faire un petit feedback sur ce qu’est réellement le jeu.

Mon enfance...

Mon enfance...

Naitre habitant de l’abri
On commence la partie dans un abri, qui sert de tutorial et de création de personnage. Ce passage est relativement bien traité, et même s’il est très dirigiste, il ne reste pas moins correctement traité. Puis mon père quitte l’abri sans me prévenir, il est temps pour moi de suivre ses pas, et découvrir le wasteland. Aveuglé par la luminosité du soleil que je n’avais jamais eu l’occasion de voir pendant les 19 ans qui s’écoulèrent pendant mon tutorial, je contemplais l’immensité des ruines des Terres Désolées de la Capitale. Pendant quelques instants, j’ai eu une impression de liberté totale. Puis j’ai vu ce gros panneau indiquant « Megaton » dans les ruines en contrebas de l’abri. Pour la quête principale, suivez le guide, le chemin est tout tracé…

Washigton Monument

Le Washington Monument.

« Parlez à X pour terminer le jeu… »
Oui, c’est la première chose que je reproche, dans les anciens opus, on avait un objectif mais aucun moyen de savoir où il fallait aller pour l’accomplir et on se prenait au jeu en interrogeant les autochtones. Là, à peine lâché dans la nature, c’est comme si de gros panneaux lumineux clignotants mentionnaient « Par ici« . Du coup, on perd l’intérêt de s’enquérir de ce que les PNJ ont à raconter. D’un autre côté, leur aspect ne donne pas envie de leur parler non plus. Je veux dire, comment font les habitants d’un monde post-apo pour paraitre aussi propre sur eux ? C’est incohérent. En même temps, ils ont bien souvent tous la même chose à dire et il est inutile de tous les consulter.

Finalement plus FPS que RPG
Pour les puristes, tout l’aspect RPG de la série est sévèrement amputée, niveau limité à 20, compétences limitées à 100. Les caractéristiques influent assez peu sur l’environnement au final. Le personnage peut transporter sans problème tout un arsenal, et sans sac-à-dos. La quantité de point de vie est démesurée. Le VATS (poétiquement traduit SVAV chez nous) est un semblant de God Mod ponctuel, débouchant systématiquement sur des exécutions au ralenti, amusantes trois fois, pas plus. Les rencontres sont adaptées au niveau du joueur. Aucun challenge, on ne tremble plus face aux supermutants, et passé un certain niveau on ne croise quasiment plus que des soldats de l’Enclave avec le meilleur équipement.

Mutie

Face à face du troisième type.

Amère conclusion
Pour conclure, car j’avais déjà grandement décrit le soft avant sa sortie et que la majorité des mes craintes sont toujours d’actualité, je dirais que le jeu n’est pas digne de son héritage. Comme d’habitude, Bethesda va compter sur la communauté pour finir le jeu à coups de mods. Ils ont déjà commencé à pleuvoir bien que les développeurs n’aient toujours pas daigné mettre un SDK à disposition. Comme Oblivion, le jeu ne deviendra véritablement intéressant qu’une fois allègrement modé.

Ma note : 4/10

Pour trouver des mods, allez sur Fallout 3 Nexus.

Arieseb

Liens en rapport avec Fallout 3 :
Fallout 3, un jeu de massacre ?
Un article sur les figurines de fallout.

Tags: , , ,

Comments (5)

Quantum Of Solace : Bond Mou

Tout ce que vous avez pu lire, voir ou entendre à propos de l’intrigue de ce 22ème volet de la saga James Bond vous aura, sans doute aucun, donné une vision plus aboutie et mieux ficelée de l’histoire racontée que le film terminé. C’est là le constat totalement abérrant qui s’impose pourtant à nous au terme de ce Quantum of Solace !

Petit retour en arrière :

Fin 2006 débarque sur les écrans Casino Royale, rédémarrage à zéro de la franchise, qui nous montre les débuts de l’agent 007, incarné pour la première fois par un impeccable Daniel Craig. Exit les excès abracadabrantesques de la période Brosnan, retour à une intrigue réaliste, à un agent dur et froid qui a du sang sur les mains et sur le visage. Nanti de séquences d’actions extrêmement impressionnnantes basées uniquement sur les prouesses athlétiques des acteurs ( et non plus sur une surenchère de péripéties tirées par les cheveux), d’une intrigue classieuse et intéressante et d’une incarnation absolument parfaite de « Bond, James Bond », ce redémarrage est une réussite artistique doublé d’un engouement colossal au box office. Pleinement conscient du succès de leur refonte du personnage, les producteurs choississent donc de poursuivre sur cette lancée, et envisagent d’emblée, et pour la première fois de l’histoire de la saga, cette suite comme une suite « directe », c’est à dire découlant directement des évènements de Casino Royale et se passant à quelques heures d’intervalles de l’action de celui-ci.

L’histoire :

Après avoir été trahi par la femme qu’il aimait, Vesper, James Bond est décidé à traquer ceux qui dirigeaient les ficelles. Ayant capturé Mr White, 007 et M apprennent que l’organisation auquel il appartient est bien plus dangereuse que ce qu’ils avaient imaginé.
Au cours de son enquête, Bond est amené sur la piste de Dominic Greene, un homme d’affaire impitoyable et pillier de l’organisation, dont l’un des objectifs est de prendre le contrôle d’une des ressources les plus importantes de la planète : l’eau.

« Où qu’elles-sont les réponses ? »

Voilà. Dans le court paragraphe précédent je suis pourtant parvenu à résumer l’intégralité de ce que vous allez apprendre pendant le film. Et je n’ai aucun scrupule à le faire car il s’agit là du résumé officiel du film, celui que vous pouvez lire un peu partout. Qui est l’organisation derrière tout ça ? Quel est son but ? Où sont-ils ? Qui sont-ils ? Pourquoi ? Quand ? Comment ?
Pas la peine d’espérer des réponses à ces questions et une fin à l’intrigue, il n’y en a aucune, celles ci étant gardées pour le prochain volet. Et oui, avec Quantum Of Solace on a malheureusement la désagréable impression de voir un film de transition : on prend les questions laissées en suspens dans l’épisode précédent, on en ajoute de nouvelles, on remue le tout et on vous sert le générique de fin !

L’anti spectaculaire

Le spectacle vaut il malgré tout le déplacement et aide-t’il à faire passer la pilule ?
Non plus ! Impossible d’être impressionné une seule seconde devant des scènes d’actions totalement illisibles car surdécoupées, montées en dépit du bon sens et filmées par le coktail zoom+caméra épaule ( je vous laisse imaginer le résultat), quand elles ne sont pas sciemment désamorcées par des montages parallèles d’une débilité rare, tentant de mettre sur un même plan la violence des affrontements avec celles des spectacles ( corrida, opéra) près desquels ils ont lieu ! Ajoutons à celà un final absolument anti-climatique et indigne de la saga (un bunker au milieu du desert, 4 troufions, 3 explosions et un pauvre combat mano à mano contre un adversaire inférieur ?? Vous appellez ça un James Bond vous ?) et des reprises pathétiques et artificielles des scènes qui ont touchés le coeur du public féminin de l’opus précédent (la scène où Bond prend Camille dans ses bras  pour la protéger des flammes est une tentative pitoyable de reproduire la magnifique séquence de la douche de Casino Royale) et vous obtenez un bon gros ratage des familles. Que reste-t’il à sauver de ce naufrage ? Un Daniel Craig égal à lui même, donc impeccable, une approche du personnage toujours aussi sèche et violente, une référence sympathique ( bien que totalement artificielle) à Goldfinger et le retour du plan signature du gun barrel. Maigres consolations…

The CnS

Site officiel

Sorti le 31/10/ 2008

Tags: , ,

Comments (5)

Terminator Renaissance : le futur déjà écrit ?

Il est apparu à la fin de l’été dans les salles : le premier teaser du prochain volet de la saga Terminator : Terminator Renaissance. Le film ne déboulera pourtant pas sur les écrans américain avant le 27 mai 2009 et le 3 juin 2009 en france.

Terminator, une saga prestigieuse

Ceux qui pensaient la série terminée avec la sortie du troisième volet en 2003 seront donc surpris de voir le retour annoncé d’un mythe du cinéma fantastique. Pour rappel les 2 premiers Terminator furent créés et réalisés par James Cameron ( réalisateur oscarisé de Titanic), respectivement en 1984 et 1991, et imposèrent Arnold Schwarzennegger dans la figure du cyborg T800, en même temps qu’ils bouleversaient l’industrie cinématographique (personne n’a oublié les hallucinants sfx de T2).
Fort d’un succès jamais démenti et d’une demande toujours croissante des fans, un troisième volet voit le jour en 2003, James Cameron cédant son fauteuil à Jonathan Mostow, pour un opus dont l’appréciation sera mitigé. Ne renouvelant pas le choc cinématographique de ses prédecesseurs, ce troisième film n’innove en rien et joue parfois trop le ton de la parodie respectueuse. Le film est néanmoins d’un bon niveau, porté par des interprètes de talent et se permettant surtout une fin restée dans les mémoires, annonçant justement un hypothétique Terminator 4.

 

Place au futur

Ce nouvet volet prendra entièrement place dans le futur apocalyptique brièvement montré dans les précédents épisodes. L’action se déroulera donc en 2018, sur une terre ravagée après que la race humaine ait été pratiquement annihilée par l’holocauste nucléaire de Skynet, l’intelligence artificielle ayant acquis le stade de la conscience. Parmis les survivants, John Connor, leader de la resistance humaine, tente tant bien que mal de gérer les efforts de celle-ci sur l’ensemble du globe. C’est alors qu’apparait un mystérieux Marcus, individu dont John pense qu’il pourrait peut-être venir du futur…

Vous le voyez, l’intrigue reste pour le moment assez mysterieuse. Néanmoins, rien que la perspective de voir enfin pleinement exploité le monde futuriste dévasté suffit déjà à susciter l’intérêt et l’attente. Ce nouveau volet est d’ores et déjà annoncé comme le premier d’une nouvelle trilogie de la franchise. De multiples changements et apports à l’univers sont donc à prévoir.

L’homme de la situation ?

La grosse crainte à avoir concernant ce nouveau volet, c’est la présence derrière la caméra du réalisateur McG : ancien clippeur dont les seuls faits d’arme notables au cinéma se résument aux 2 adaptations de Charlie’s Angels. Véritables odes au n’importe quoi, maëlstroms de séquences fushia et de narration s’éparpillant dans tous les sens, ces films sont la quintessence du pop corn movie certes fun mais vide de substance, qu’on oublie aussitôt regardé. Il est donc permis de douter quant aux capacités du bonhomme à s’attaquer à la franchise Terminator qui, si elle fait la part belle au spectaculaire, n’a jamais oublié de privilégier une histoire d’une puissance dramatique exceptionnelle et de développer des personnages extrêmement forts.

Le casting

Ce qui rassure en revanche d’emblée c’est le comédien choisi pour incarner l’emblématique John Connor. Exit le pourtant très bon ( mais peut être trop juvénile ?) Nick Stahl, place à Christian Bale (American Psycho, The Dark Knight), acteur qui n’en finit plus de démontrer ses hallucinantes capacités.
Une rumeur insistante sur la toile a longtemps attribué le rôle de Kate Connor, la femme de John, à Charlotte Gainsbourg (!). Il s’avère en fait que celle ci sera interprétée par Bryce dallas Howard.
On ne retrouvera par contre pas Arnold Schwarzenegger, un peu trop agé maintenant et dont les fonctions politiques le maintiennent de toute façon loin du cinéma. Le ( ou les ?) T800 sera interprété par un inconnu, Roland Kickinger, qui a l’air d’avoir autant de charisme qu’une chaise Ikea. Mais dans la mesure où le film semble être cette fois-ci complètement axé sur John Connor, celà ne sera sans doute pas un défaut rédhibitoire.
Une bonne nouvelle pour terminer, la présence confirmée du personnage de Kyle Reese, Le résistant renvoyé dans le passé par John Connor dans le premier film pour protéger sa mère du terminator.

Toujours en tournage, on attend bien évidemment avec impatience de nouvelles informations sur ce qui sera, quoiqu’il advienne, un des films majeurs de 2009.

The CnS

 

 Site officiel, Blog officiel

Tags: , , ,

Comments (7)