Jusqu’en enfer : la bande annonce qui laisse perplexe

Je vous en parlais ici même en décembre dernier dans l’article « retour en enfer pour le réalisateur de Spiderman », Sam Raimi, le réalisateur culte de la trilogie Evil Dead revient au cinéma d’horreur avec le film  » Jusqu’en enfer » (Drag me to hell en VO).

Face à une histoire sur le papier peu accrocheuse, c’est avec une certaine appréhension que les fans attendaient la première bande annonce du film, seule apte à apporter de premiers éléments de réponse quant au style visuel adopté par le réalisateur et à la qualité future de l’oeuvre.

Cette bande annonce est enfin arrivée (vous pouvez la voir ici) et les premières images se révèlent d’une fidélité exemplaire au résumé largement diffusé ces derniers mois…

Autrement dit ça ne s’annonce guère excitant ! Puisque si le métrage a l’air à première vue correctement emballé, ces premièrs plans ne se distinguent en rien du tout-venant de la production fantastique actuelle; et c’est pourtant bien celà qu’on attend d’un réalisateur de la trempe de Raimi. Surnagent toutefois dans ce méli-mélo trop conventionnel, 2-3 folies visuelles caractéristiques, comme ce plan sur la mouche, ainsi que de chouettes décors horrifiques, qui permettent de garder espoir dans le projet.

Espérons donc que cette bande annonce ne reflète en rien l’ambiance réelle du fim et que celui-ci recèle au final d’une pléthore d’instants barrés du genre. En attendant la sortie du film le  29 mai prochain, wait & see…

The CnS

article anterieur, site officiel

Ajout le 01/04/09 : l’affiche américaine du film

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La lame et la monture

Vous en avez marre. Avouez, les Elfes chétifs et les Orques aussi laids qu’attardés, ça vous tape sur le système. Vous voudriez du médieval, mais en vous affranchissant du fantastique que l’on nous sert à toutes les sauces à longueur d’année. Réjouissez-vous Mount&Blade est là !

La carte du monde

La carte du monde

Développé par un petit studio indépendant turc, Taleworlds, Mount&Blade est un RPG d’action où le joueur incarne un personnage pouvant recruter des troupes et former une petite armée. Libre au joueur d’en faire une compagnie de mercenaires, traquant les vils bandits pour leur apprendre la justice à coups d’épée bâtarde, de prêter allégeance à un souverain et de devenir une armée régulière prenant part aux multiples conflits qui déchirent le continent. Ou le joueur peut encore choisir d’en faire une caravane bien gardée et participer allègrement à la vie économique de la région. Oui, le jeu ratisse large : attribution et développement de fiefs, élection du maréchal, pillages et autres vols de bétails sont au menu. Et encore je ne cite pas tout…

Chargez !

Chargez !

Le jeu se coupe en fait en deux phases, la carte du monde sur laquelle on voit les différents groupes se déplacer, et les forts/cités/villages, le tout en temps réel pausable. Et la phase d’action, lorsque l’on rencontre un groupe belliqueux qui souhaite croiser le fer ou lors d’un siège. Cette partie permet également de gérer tactiquement son armée. Pendant cette phase il y en a pour tous les goûts, vue à la première ou à la troisième personnes, à cheval ou à pied, la lame ou l’arc…

Sur ce jeu, la courbe d’apprentissage est assez longue. Au début on est tenté de charger pendant les batailles, sans la moindre once d’organisation. Et petit à petit on apprend à rappeler ses troupes pour éviter une hécatombe dans la mêlée et laisser les archers faire leur boulot. Et plus on saisit les subtilités du jeu et plus on s’en délecte. De plus, une fois terminé, la communauté très active a mis au point une multitude de mods, vous pourrez donc faire vos courses et enrichir l’expérience grâce à cette liste du forum officiel.

Une victoire écrasante

Une victoire écrasante

Vous voulez tester ? La version d’essai est en fait une version complète bridée jusqu’au niveau 8 (pour continuer à progresser il faudra mettre la main au portefeuille). Le jeu est achetable sur le site de Taleworlds, ou sur différentes plateformes de téléchargement (Steam, Impulse, Gametap pour ne pas les citer). La version boite n’est pas commercialisée en France, alors pour vous procurer une galette il vous faudra commander sur un site britannique par exemple.

Je précise rapidement qu’une extension est en cours de développement, elle permettra, entre autre, de jouer en multijoueurs.

Arieseb

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Retour en enfer pour le réalisateur de Spiderman !

C’est officiel, le 29 mai 2009, Sam Raimi, réalisateur à succès de la trilogie Spiderman, reviendra à ses fondamentaux et au genre qui l’a fait connaitre et aduler par les geeks du monde entier, à savoir le cinéma d’horreur, auquel il aura donné certains de ses plus beaux fleurons avec la cultissime (et le terme n’est ici pas erroné) trilogie Evil Dead.

Les raisons du retour aux sources

C’est avec un long métrage intitulé Drag me to hell ( Jusqu’en enfer chez nous) que se prépare ce retour, qu’on espère en fanfare. A la base de Drag me to hell, il y a un scénario écrit par Sam Raimi et son frêre Ivan ( l’Armée des ténèbres) dans la période séparant Evil Dead 2 de Darkman ( soit 1988 pour les non intitiés). Sa tentative de portage sur le grand écran avorte à la suite de l’échec retentissant du western de Raimi, Mort ou Vif ( avec Sharon Stone) qui signe le début d’une période de vache maigre pour le cinéaste. Remettant profondément en question son style virevoltant, Raimi choisit de se réinventer dans un cinéma plus classique à partir de Un plan Simple. A ce moment là, le projet Drag me to hell part donc aux oubliettes. Le temps passant, auréolé du succès de ses Spiderman, Raimi élabore un petit empire au travers de sa boite de production Ghost House Pictures, qu’il destine à produire du cinéma d’horreur. Le résultat on le connait : une belle enfilade de nanards allant des remake de The Grudge à Boogeyman. Toujours est-il que c’est à la faveur de cette ligne éditoriale que ressort le projet Drag me to hell. A ce stade, Raimi souhaite s’en tenir uniquement à son rôle de producteur. Mais suite à des problèmes de financement, le réalisateur choisit de porter lui même son bébé à l’écran afin de ne rien sacrifier du script tel qu’il l’a voulu.

L’histoire

Drag me to hell raconte l’histoire de Christine Brown, une campagnarde dont l’ambition est de réussir à Los Angeles. Travaillant dans une banque, elle reçoit un jour la visite d’une mystérieuse vieille dame qui vient lui demander une extension de son prêt. Dans le but d’obtenir une promotion de son patron, Christine refuse de l’aider. Cette décision provoque la ruine de la vieille dame, qui, dépossédée de sa maison, jete un sort sur Christine. Celle ci se retrouve alors hantée par un esprit maléfique et n’a plus que 3 jours pour enrayer la malediction avant qu’un démon émergeant des enfers ne l’entraîne avec lui.

Le retour de la « Raimi’S touch ? »

Sur le papier, il faut bien avouer que ce résumé n’a rien d’excitant ( ce serait même plutot le contraire) et que le projet se fondrait dans l’anonymat du tout venant de la production horrifique sans la présence derrière la caméra de Sam Raimi. On le sait, les Evil dead n’ont jamais brillé par la qualité de leurs histoires ( plus des pretextes qu’autre chose) mais bien grâce à l’audace de l’inventivité visuelle et rythmique de Raimi, toujours prompt à injecter une idée folle par plan. On compte donc sur lui pour retrouver cette fameuse « Raimi’s Touch » qui a fait sa réputation pour faire de Drag me to hell un vrai ride jouissif à l’ancienne. L’arrivée prochaine d’une bande annonce nous éclairera sans aucun doute sur l’orientation prise par le réalisateur et on saura à ce moment si on tient là un futur classique.

Le casting

Dans les rôles principaux on retrouvera Alison Lohman ( la vérité nue) ainsi que Justin Long ( Jeepers Creepers, Die hard 4).
Dans sa volonté de revenir au cinéma de ses racines, Raimi déclare vouloir privilégier une approche exclusivement physique des effets spéciaux et s’adjoint pour celà les compétences de Greg Nicotero avec qui il avait déjà travaillé sur Evil Dead 2 et 3.
Petit regret, nous n’aurons apparemment pas droit cette fois ci à l’habituel caméo de Bruce Campbell, faute d’un planning compatible…

Vous l’aurez compris, on attend avec une certaine impatience de pouvoir découvrir Drag me to Hell, afin de constater si, oui ou non, Raimi a toujours la candeur et la folie nécessaire au futur Evil Dead 4, qu’il a également annoncé l’été dernier. En espérant qu’il ne s’agisse pas encore d’une énième arlésienne !

Liens utiles : EvilDeadFrance, fiche imdb du film

The CnS

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