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	<title>Le blog des d00dz : cinéma, littérature et jeux vidéos. &#187; Horreur</title>
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	<description>100% pur jus de culture.</description>
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		<title>Jusqu&#8217;en enfer : la bande annonce qui laisse perplexe</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Mar 2009 17:27:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>The CNS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Futures sorties cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[films de genre]]></category>
		<category><![CDATA[Horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Sam Raimi]]></category>

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		<description><![CDATA[Je vous en parlais ici même en décembre dernier dans l&#8217;article &#171;&#160;retour en enfer pour le réalisateur de Spiderman&#160;&#187;, Sam Raimi, le réalisateur culte de la trilogie Evil Dead revient au cinéma d&#8217;horreur avec le film &#160;&#187; Jusqu&#8217;en enfer&#160;&#187; (Drag me to hell en VO). Face à une histoire sur le papier peu accrocheuse, c&#8217;est avec une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://www.shockya.com/news/wp-content/uploads/drag_me_to_hell_alison_lohman.jpg" alt="" width="450" height="300" /></p>
<p style="text-align: left;">Je vous en parlais ici même en décembre dernier dans l&#8217;article <a href="http://d00dz.net/blog/2008/12/retour-en-enfer-pour-le-realisateur-de-spiderman/" target="_blank">&laquo;&nbsp;retour en enfer pour le réalisateur de Spiderman&nbsp;&raquo;</a>, Sam Raimi, le réalisateur culte de la trilogie Evil Dead revient au cinéma d&#8217;horreur avec le film &nbsp;&raquo; <a href="http://www.dragmetohell.net/" target="_blank">Jusqu&#8217;en enfer&nbsp;&raquo; (Drag me to hell en VO)</a>.</p>
<p style="text-align: left;">Face à une histoire sur le papier peu accrocheuse, c&#8217;est avec une certaine appréhension que les fans attendaient la première bande annonce du film, seule apte à apporter de premiers éléments de réponse quant au style visuel adopté par le réalisateur et à la qualité future de l&#8217;oeuvre.</p>
<p style="text-align: left;">Cette bande annonce est enfin arrivée (vous pouvez la voir <a href="http://www.dragmetohell.net/" target="_blank">ici</a>) et les premières images se révèlent d&#8217;une fidélité exemplaire au résumé largement diffusé ces derniers mois&#8230;</p>
<p style="text-align: left;">Autrement dit ça ne s&#8217;annonce guère excitant ! Puisque si le métrage a l&#8217;air à première vue correctement emballé, ces premièrs plans ne se distinguent en rien du tout-venant de la production fantastique actuelle; et c&#8217;est pourtant bien celà qu&#8217;on attend d&#8217;un réalisateur de la trempe de Raimi. Surnagent toutefois dans ce méli-mélo trop conventionnel, 2-3 folies visuelles caractéristiques, comme ce plan sur la mouche, ainsi que de chouettes décors horrifiques, qui permettent de garder espoir dans le projet.</p>
<p style="text-align: left;">Espérons donc que cette bande annonce ne reflète en rien l&#8217;ambiance réelle du fim et que celui-ci recèle au final d&#8217;une pléthore d&#8217;instants barrés du genre. En attendant la sortie du film le  29 mai prochain, wait &amp; see&#8230;</p>
<p style="text-align: left;"><em>The CnS</em></p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://d00dz.net/blog/2008/12/retour-en-enfer-pour-le-realisateur-de-spiderman/" target="_self">article anterieur</a>, <a href="http://www.dragmetohell.net/" target="_blank">site officiel</a></p>
<p style="text-align: left;"><em>Ajout le 01/04/09 :</em> l&#8217;affiche américaine du film</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://img.pleax.com/04/1243219170_dragmetohell-Jusquen-enfer-Date-de-sortie-27-Mai-2009-wallpapers-1-1024.jpg"><img class="aligncenter" src="http://img.pleax.com/04/1243219170_dragmetohell-Jusquen-enfer-Date-de-sortie-27-Mai-2009-wallpapers-1-1024.jpg" alt="" width="491" height="369" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
]]></content:encoded>
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		<title>Eden Lake : A mort les enfants !</title>
		<link>http://d00dz.net/blog/2008/10/eden-lake-a-mort-les-enfants/</link>
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		<pubDate>Fri, 10 Oct 2008 15:15:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>The CNS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[films de genre]]></category>
		<category><![CDATA[Horreur]]></category>
		<category><![CDATA[survival]]></category>

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		<description><![CDATA[Comment apporter du neuf à un genre horrifique ( le survival) mis à toutes les sauces ces dernières années ? Eden Lake de James Watkins ( scénariste du futur The Descent 2) apporte une réponse payante : faire des habituels bourreaux de &#171;&#160;simples&#160;&#187; et crédibles adolescents perturbés, en lieu et place des habituels monstres-dégénérés consanguins qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.dvdrama.com/imagescrit2/e/d/e/eden_lake_5.jpg"><img class="aligncenter" src="http://www.dvdrama.com/imagescrit2/e/d/e/eden_lake_5.jpg" alt="" width="477" height="273" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Comment apporter du neuf à un genre horrifique ( le survival) mis à toutes les sauces ces dernières années ? <a href="http://www.edenlakemovie.co.uk/" target="_blank"><strong>Eden Lake</strong> </a>de James Watkins ( scénariste du futur <strong>The Descent 2</strong>) apporte une réponse payante : faire des habituels bourreaux de &laquo;&nbsp;simples&nbsp;&raquo; et crédibles adolescents perturbés, en lieu et place des habituels monstres-dégénérés consanguins qui pullulent. S&#8217;il ne s&#8217;agit en aucun cas d&#8217;un choix totalement novateur ( l&#8217;enfant a souvent été utilisé comme incarnation de la menace dans de nombreuses oeuvres, on pense notamment à <strong>Les révoltés de l&#8217;an 2000</strong> ), l&#8217;approche naturaliste qui est faite ici rend le long métrage particulièrement efficace.</p>
<p style="text-align: left;">Jenny ( <a href="http://www.imdb.com/name/nm0717709/" target="_blank">Kelly Reilly </a>vue dans <strong>L&#8217;auberge espagnole</strong> ) est maitresse d&#8217;école à Londres. Avec son ami Steve, ils partent passer un week end romantique au bord d&#8217;un lac perdu au milieu d&#8217;une contrée rurale. Leur tente à peine installée, ils sont rejoints par une bande de teenagers arrogants, qui dérangent leur quiétude en faisant brailler leur radio et en laissant leur Rottweiller mettre leur nez dans leurs affaires. Après avoir tenté de faire abstraction, Steve tente poliment de les enjoindre à plus de discretion. L&#8217;engrenage se met en marche et le paisible week end va alors se transformer en véritable chasse à l&#8217;homme&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://media.entertainment.sky.com/image/unscaled/2008/8/14/eden-lake.jpg" alt="" width="470" height="264" /></p>
<p style="text-align: left;">Le point fort d&#8217;Eden lake n&#8217;est certainement pas son canevas ultra classique, ni ses péripéties qui convoquent l&#8217;intégralité des clichés les plus éculés du genre. Non, là où le film marque positivement, c&#8217;est dans le sérieux et la précision de sa mise en scène, qui très rapidement distille une tension qui ne retombera ( presque ) jamais, emportant avec elle le spectateur, pris au piège d&#8217;une identification aux personnages totale et absolue. Le film refuse tout compromis et évite toutes les concessions que le parti pris du scénario pouvait laisser craindre ( on parle ici d&#8217;adolescents qui massacrent et qui se font massacrer), aboutissant à des séquences absolument glacantes. Mais la plus grande qualité du film, c&#8217;est de ne pas réduire ses personnages à de simples silhouettes venues là pour endosser les rôles qu&#8217;on attend d&#8217;elles ( agresseurs-agressés) mais d&#8217;au contraire en montrer le cheminement psychologique, d&#8217;un côté comme de l&#8217;autre.</p>
<p style="text-align: left;">Jusqu&#8217;au boutiste dans sa filiation au genre, le nihilisme absolu du climax risque toutefois d&#8217;en énerver certains ( mais est-ce bien à ceux là que se destine un tel film ?) .</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/medias/nmedia/18/67/10/18/18972192.jpg" alt="" width="432" height="288" /></p>
<p style="text-align: left;"><em></em></p>
<p style="text-align: left;"><em>The CnS</em></p>
<p style="text-align: left;"><em></em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Sorti en france le 8/10/08 dans 122 salles</strong></p>
<p><a title="site officiel" href="http://www.edenlakemovie.co.uk/" target="_blank">EdenLake, le site officiel ( en VO)</a></p>
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		<title>American Psycho, Un livre, un film</title>
		<link>http://d00dz.net/blog/2008/08/american-psycho-du-livre-au-film/</link>
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		<pubDate>Wed, 20 Aug 2008 13:17:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>The CNS</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Rétrospectives cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Bret Easton Ellis]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Bale]]></category>
		<category><![CDATA[Horreur]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Roman : American Psycho est un roman de Bret Easton Ellis ( les lois de l&#8217;attraction, zombies, glamorama... ), paru en 1991. Il nous conte l&#8217;histoire de Patrick Bateman, pur produit de la réussite américaine capitaliste. Patrick a 27 ans, il est riche, beau, fait du sport, bref il est un golden boy bien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: left;"><span style="underline;"><span style="underline;"><em><img class="aligncenter" src="http://nsa03.casimages.com/img/2008/12/18/081218030644455890.png" alt="" width="491" height="277" /></em></span></span><span style="underline;"><span style="underline;"><em>Le Roman :</em></span></span></h3>
<p style="text-align: left;"><strong>American Psycho</strong> est un roman de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bret_Easton_Ellis" target="_blank">Bret Easton Ellis </a>( <strong>les lois de l&#8217;attraction</strong>, <strong>zombies</strong>, <strong>glamorama</strong><em>.</em>.. ), paru en 1991.</p>
<p style="text-align: left;">Il nous conte l&#8217;histoire de Patrick Bateman, pur produit de la réussite américaine capitaliste.</p>
<p style="text-align: left;">Patrick a 27 ans, il est riche, beau, fait du sport, bref il est un golden boy bien propre sur lui qui accumule avec une obssession maladive les vêtement de grand couturier, le matériel de marque, les lieux branchés et les conquêtes enviables.</p>
<p style="text-align: left;">Mais Patrick n&#8217;est pas tout à fait comme les gens qu&#8217;il fréquente, Patrick est un psychopate, qui la nuit venue assouvit ses terribles penchants sanguinaires, basculant crescendo vers la folie la plus totale. </p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://nsa03.casimages.com/img/2008/12/18/081218032725171912.jpg"><img class="aligncenter" src="http://nsa03.casimages.com/img/2008/12/18/081218032725171912.jpg" alt="" width="479" height="549" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><strong>American Psycho</strong> est un des livre qui m&#8217;a le plus passionné/choqué/intrigué ces dernières années (je ne l&#8217;ai découvert qu&#8217;en 2006). C&#8217;est une oeuvre sulfureuse, choquante et fascinante, quoique probablement très difficile d&#8217;accès pour beaucoup (au délà des aspects ci contre).</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Une forme audacieuse&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: left;">En effet, le roman prend le parti d&#8217;adopter le point de vue de Bateman et est donc narré sous la forme d&#8217;un journal rédigé par lui même, à la première personne, ce qui donne lieu à des chapitres entiers racontant la fascination consumériste du personnage et son culte de son apparence physique : Il faut lire pour le croire la description minutieuse de tous les produits de soins utilisés par celui-ci, l&#8217;ordre dans lequel ils sont appliqués, leurs effets physiologiques qu&#8217;on sent complètement dictés par la publicité, puis la routine sportive qui s&#8217;ensuit avec le nombre de calories perdues par exercice !!</p>
<p style="text-align: left;">&#8230; <strong>qui donne tout son sens à l&#8217;ouvrage</strong></p>
<p style="text-align: left;">Le procédé pourra paraitre lourdingue à certains, c&#8217;est précisemment ce qui fait à mes yeux le prix du livre et qui lui permet d&#8217;être autre chose qu&#8217;un &laquo;&nbsp;simple&nbsp;&raquo; roman de psychokiller ( ce genre de description malade et maniaque se retrouvant appliquée à tout ce qui entre en interaction avec le personnage : restaurants, style vestimentaire, musique, matériel hifi, etc&#8230;). C&#8217;est principalement par ce biais là que Bret Easton Ellis affute sa critique à l&#8217;égard de la société reagannienne ( et plus largement occidentale), complètement avilie et aveuglée par l&#8217;argent, ne pouvant exister que par ce qu&#8217;elle consomme et dans le culte du &laquo;&nbsp;toujours plus que l&#8217;autre&nbsp;&raquo;. En ce sens le propos du livre reste ( et c&#8217;est ce qui est effrayant) toujours d&#8217;actualité; et ce qui marque le plus profondément, c&#8217;est qu&#8217;au détour d&#8217;un chapitre on se surprend à se reconnaitre soi-même dans un des comportements consumériste et excessif décrit par Bateman&#8230;</p>
<p style="text-align: left;">Le personnage de Patrick Bateman qui s&#8217;avère en définitive et malgré son horreur évidente, probablement le plus humain d&#8217;entre tous, le seul qui ressent le mal-être de son existence vide et dont le meurtre devient en quelque sorte le seul moyen d&#8217;expier et de &laquo;&nbsp;ressentir&nbsp;&raquo; quelquechose.</p>
<p style="text-align: left;">Un livre puissant et majeur ( et personnellement mon préféré dans l&#8217;oeuvre d&#8217;Ellis).</p>
<h3 style="text-align: left;"><span style="underline;"><span style="underline;"><em>Le film :</em></span></span></h3>
<h3 style="text-align: left;"><span style="underline;"><span style="underline;"><a href="http://nsa03.casimages.com/img/2008/12/18/081218032423914279.png"><img class="aligncenter" src="http://nsa03.casimages.com/img/2008/12/18/081218032423914279.png" alt="" width="491" height="277" /></a></span></span></h3>
<p style="text-align: left;">En 2000, après plus de dix ans de rumeurs et de tentatives avortées ( on parla un temps d&#8217;<a href="http://www.imdb.com/name/nm0000231/" target="_blank">Oliver Stone</a> à la réalisation), le film adapté du controversé livre de Ellis, arrive sur les écrans sous la direction de<a href="http://www.imdb.com/name/nm0366004/" target="_blank"> Mary Harron </a>( son seul film à ce jour).</p>
<p style="text-align: left;">Ceux qui ont lu le livre savent à quel point adapter cinématographiquement ce pavé était chose difficile et à l&#8217;arrivée, soyons honnête, le film n&#8217;est pas du tout à la hauteur et ne se hisse jamais à la cheville de l&#8217;ouvrage.<br />
Pourtant, celà n&#8217;empèche pas l&#8217;oeuvre de Mary Harron d&#8217;être un excellent ( bien qu&#8217;inoffensif ) film :</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Le parti pris de l&#8217;adaptation</strong></p>
<p style="text-align: left;">Là où la grande force du livre vient de sa profonde subversion et de sa critique acerbe de la société moderne, le film préfère, lui, l&#8217;angle de la comédie noire et cynique ( orientation également présente dans le livre mais de manière plus subtile), doublée d&#8217;une critique des années Reagan. Pour ce dernier point, si celà est juste historiquement ( le livre depeint bien cette periode), l&#8217;accent qui est mis sur la reproduction des 80&#8242;s contribue encore à ôter de sa subversivité au film. Car en ne critiquant que les eighties, Harron oublie que le livre allait plus loin que celà et ouvrait de manière plus générale (ce qui fait qu&#8217;il conserve toujours la même force aujourd&#8217;hui).<br />
Mais qu&#8217;importe, faisons fi de ces partis pris et concentrons nous sur le résultat :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://nsa03.casimages.com/img/2008/12/18/081218031822235675.png"><img class="aligncenter" src="http://nsa03.casimages.com/img/2008/12/18/081218031822235675.png" alt="" width="491" height="277" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Une transcription réussie du personnage à l&#8217;écran</strong></p>
<p style="text-align: left;">Reprenant dans les grandes lignes le déroulement du livre ( il a bien sur fallu élaguer dans la masse), le film réussit particulièrement en nous présentant une incarnation tout simplement parfaite de Bateman :</p>
<p>D&#8217;abord dans la mise en scène appliquée de ses tics et obsessions (utilisation massive de produits de beautée, maniaquerie vestimentaire, culte de son physique et monologues sur la musique commerciale de l&#8217;époque), ainsi que dans la traduction de ses pensées par le biais de la voix off, collant ici totalement au style à la première personne du livre.</p>
<p style="text-align: left;">Mais aussi et surtout dans son interprète, <a href="http://d00dz.net/blog/tag/christian-bale/" target="_self">Christian Bale</a>, parfait physiquement (il est ici gaulé comme un dieu) comme dans la psyché de son personnage, dont la fureur semble sur le point d&#8217;éclater à chaque moment, sans qu&#8217;on en sache l&#8217;origine. Bale ne joue pas Bateman, il EST Bateman, à une point tel que celà en devient troublant.<br />
Disons le : l&#8217;acteur est à lui seul 90% de l&#8217;intérêt du film.</p>
<h3 style="text-align: center;"><a href="http://www.dvdrama.com/imagescrit2/c/h/r/christian_bale_131.jpg"><img class="aligncenter" src="http://www.dvdrama.com/imagescrit2/c/h/r/christian_bale_131.jpg" alt="" width="477" height="203" /></a></h3>
<p style="text-align: left;">Autre bon point, la réalisation de Mary Harron, élégante, stylisée et réfléchie ( nombreux sont les plans qui cachent le visage de Bateman pour bien traduire visuellement son absence d&#8217;identité) et l&#8217;excellente utilisation des décors ( l&#8217;univers de Bateman est moderne, froid et desincarné, à son image).</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Un film qui ménage ses effets</strong></p>
<p style="text-align: left;">Enfin, si le film n&#8217;ose jamais aller aussi loin que le livre dans les exactions de Bateman (parce que c&#8217;est quand même de ça qu&#8217;il s&#8217;agit !) il nous reserve tout de même quelques grands moments de folie et d&#8217;humour noir, comme l&#8217;élagage à la hache sur fond de <a href="http://www.deezer.com/track/732130" target="_blank">Huey lewis and the news </a>ou encore un Bateman courant à poil dans les couloirs, une tronçonneuse à la main, à la poursuite de sa victime !</p>
<p style="text-align: left;"><strong>L&#8217;ironie consumériste</strong></p>
<p style="text-align: left;">Je passerais en revanche sous silence le mal nommé<strong> <a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=35520.html" target="_blank">American psycho 2</a></strong>, fausse suite bassement opportuniste (et véritable daube filmique) sortie directement en vidéo en 2002 et qui n&#8217;entretient absolument aucun rapport (aussi bien thématique qu&#8217;esthétique) avec l&#8217;oeuvre de Bret Easton Ellis et de Mary Harron.</p>
<p style="text-align: left;"><em>The CnS</em></p>
<p style="text-align: left;"> <br />
Liens utiles : <a href="http://homevideo.universalstudios.com/americanpsycho/index2.html" target="_blank">Site officiel du film</a>, <a href="http://fr.youtube.com/watch?v=FFcc5B4SUy8" target="_blank">Bande annonce ( VO)</a>, <a href="http://www.randomhouse.com/kvpa/eastonellis/" target="_blank">Site officiel de Bret Easton Ellis</a></p>
<h3 style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://img2.timeinc.net/ew/dynamic/imgs/061017/155113__psycho_l.jpg" alt="" width="400" height="300" /></h3>
<h6><em>Article mis à jour le 18/12/08</em></h6>
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